Dix-neuf participations, 58 matchs, une demi-finale gravée dans les mémoires. Lundi soir sur le Philippe-Chatrier, Gaël Monfils a disputé le dernier match de sa carrière à Roland-Garros, battu par Hugo Gaston en cinq sets (6-2, 6-3, 3-6, 2-6, 6-0), au terme d'une nouvelle soirée renversante.
Une dernière danse, longue, folle et poignante. Gaël Monfils a quitté Roland-Garros comme il l’a toujours vécu, dans l’émotion et le panache. Lundi soir, le dernier des Mousquetaires a tiré sa révérence Porte d'Auteuil, dominé en cinq sets par son compatriote Hugo Gaston (2-6, 3-6, 6-3, 6-2, 0-6) en 3h22 de jeu.
Mené deux sets à zéro, le Parisien de 39 ans aura tout de même fait miroiter l'une de ces remontées épiques dont il a le secret, avant de s'effondrer dans un cinquième set sans appel. Fidèle à lui-même jusqu'au bout spectaculaire, irrégulier, électrique.
une remontée renversante
Sur un central aux tribunes bien garnies malgré l'heure tardive et la chaleur, il a d'abord subi. À court de compétition, souvent fautif, il a grandement facilité la tâche d'Hugo Gaston en début de partie. Le Toulousain, méthodique, a mis la main sur les deux premières manches sans trembler
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— Tennis TV (@TennisTV) May 25, 2026
Puis la magie Monfils a opéré. À un horaire qui lui est cher, il n'allait toutefois pas abdiquer sans faire le spectacle, malgré son manque de rythme. Le tricolore a réussi quelques séquences de points encourageantes, portées par les «Gaël, Gaël» descendus des tribunes. Le public s'est levé. L'espoir a brûlé. Un set, puis deux. L'égalité. Le conte semblait possible.
Il ne l'était pas. Hugo Gaston, plus fringuant physiquement, a fini par prendre le dessus sur un Gaël Monfils exténué par les efforts et ses 19 Roland-Garros dans les jambes. 6-0, la messe est dite.
Ultime combat
Le Toulousain est devenu ainsi le premier Français à battre Monfils à Roland-Garros. Les mots du demi-finaliste en 2008 à la fin du match ont achevé de faire craquer les tribunes :«Roland-Garros, je vous aime, je vous dois tout, à un de ces jours», a-t-il lâché, la voix nouée.
Sous les yeux de Yannick Noah et des fidèles Mousquetaires, Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet et Gilles Simon, le vétéran français, 39 ans, a offert un dernier lot d’émotions à son public.
Sa véritable retraite du tennis professionnel, elle, aura lieu à la fin de l'année, au Masters 1000 de Paris, devant son public une dernière fois. Mais ce soir-là, c'était déjà autre chose. C'était Roland. C'était sa maison.