Un attaquant de l’équipe d’Irak, qualifiée pour la Coupe du monde 2026, aurait été interrogé pendant près de sept heures par les autorités américaines à son arrivée à Chicago.
Une arrivée mouvementée. Partie d’Espagne, l’équipe d’Irak a atterri, au début du week-end, à Chicago, où elle doit disputer, mercredi, son dernier match de préparation à la Coupe du monde 2026 contre le Venezuela.
Mais, au moment de débarquer, l’attaquant Aymen Hussein a été retenu et interrogé pendant sept heures par les autorités américaines de l’immigration, d’après plusieurs médias irakiens.
Confondu avec un autre citoyen irakien
La délégation irakienne a longuement œuvré pour obtenir la libération de l’avant-centre, véritable héros dans son pays après avoir inscrit le but de la qualification lors du barrage intercontinental face à la Bolivie (2-1).
Confondu avec un autre citoyen irakien, Aymen Hussein, dont le père a été tué par al-Qaïda en 2008 et le frère enlevé par Daesh six ans plus tard sans être jamais retrouvé, a finalement été relâché et pu rejoindre ses coéquipiers.
Plusieurs autres joueurs ont également été contrôlés pendant plusieurs heures, alors que le photographe de l’équipe nationale a «été retenu pendant plus de dix heures» avant de se voir «refuser l’entrée aux États-Unis», selon un responsable irakien cité par Reuters.
Quarante ans après sa dernière participation, l’équipe d’Irak fera son entrée dans la compétition contre la Norvège (17 juin) avant d’affronter la France (22 juin) et le Sénégal (26 juin).