Alors qu'Emmanuel Macron se rend à Marseille (Bouches-du-Rhône) ce mardi, des annonces pour lutter contre l'insécurité et le narcotrafic sont attendues des habitants de la cité phocéenne.
«Nous voulons de la sécurité». Un mois après le meurtre de Mehdi Kessaci, frère du militant antidrogue Amine Kessaci, Emmanuel Macron est attendu à Marseille (Bouches-du-Rhône). Dans la cité phocéenne, le chef de l’Etat ne pourra éviter le thème de la lutte contre le narcotrafic, très présent dans la seconde ville de France.
Dans cette volonté de combattre l’insécurité, plusieurs dispositions ont été prises. Certaines n’ont cependant récolté que peu de résultats. C’est le cas notamment pour le commissariat, ouvert récemment dans le 14e arrondissement de Marseille. «On n’est pas sorti de l’auberge», indiquait à CNEWS un riverain qui a souhaité garder l’anonymat.
En effet, la présence renforcée des forces de l’ordre ne semble pas avoir changé le quotidien des habitants, qui subissent toujours les nuisances et les violences des trafiquants.
Plusieurs inaugurations
Le chef de l'Etat entame sa visite à 12h par un échange avec les lecteurs du quotidien La Provence sur la «démocratie à l'épreuve des réseaux sociaux», qu'il veut interdire aux jeunes de moins de 15 ou 16 ans. Ce sera le cinquième du genre depuis un mois, après Toulouse, Arras, Mirecourt et Saint-Malo.
Il inaugurera ensuite un commissariat ainsi que l’agrandissement de la prison des Baumettes alors que Marseille est en première ligne dans la lutte contre le narcotrafic et les règlements de compte sanglants qui l'accompagnent.
L'exécutif a promis une bataille sans merci en la matière, semblable à celle menée contre le terrorisme, après l'assassinat retentissant le 13 novembre à Marseille du jeune Mehdi Kessaci, tué sans doute pour faire taire son frère Amine, militant anti-drogue.