On a lu le tome 4 des « Cahiers d’Esther » de Riad Sattouf

Plus de 500 000 exemplaires des «Cahiers d’Esther» ont déjà été vendus Plus de 500 000 exemplaires des «Cahiers d’Esther» ont déjà été vendus[© Riad Sattouf/Allary éditions]

Avec plus de 500.000 exemplaires vendus, « Les Cahiers d’Esther » de Riad Sattouf sont devenus, en seulement trois ans, un véritable phénomène de librairie.

Tout démarre en 2015 lorsque Riad Sattouf décide de consigner en cases et en bulles le quotidien d’une jeune fille qu'il connaît et qui lui raconte régulièrement ses joies et ses déboires. Si les trois premiers tomes s’intéressaient respectivement aux dix, onze et douze ans de l’anonyme qui se cache derrière Esther, cette fois, cette dernière entre de pleins pieds dans l’adolescence avec ces « Histoires de mes 13 ans ».

L’adolescence et ses « joies »

Observateur du réel surdoué, Riad Sattouf se glisse dans la peau d’Esther pour en retirer son essence. La petite fille a désormais laissé sa place à la jeune ado qui porte un appareil dentaire, n'a pas le droit d'utiliser son téléphone portable chez elle, vit sa première expérience amoureuse par SMS (et première déception), découvre que son frère n’est pas qu’un ennemi, développe un complexe sur la taille de ses mains, tente d’aller à sa première fête chez un garçon de sa classe ou encore se rapproche étrangement de sa mère. Comme à son habitude, l’auteur de « L’Arabe du futur » ne chausse jamais de gros sabots et si ses planches déclenchent souvent le rire, les histoires ici racontées le sont toujours avec finesse et sensibilité.

Du vocabulaire adolescent

Que les phobiques du « parler jeune » se rassurent. Riad Sattouf tient la main de son lecteur pour l’intégrer avec bienveillance au monde des ados. D’ailleurs, c’est par la voix d’Esther que les expressions et mots de son quotidien sont décortiqués, explicités. Ici, les « jeunes » ne deviennent pas un prétexte au gag, ni à la critique facile, Riad Sattouf se met à leur hauteur pour mieux comprendre toute la complexité de cet « âge ingrat ». Esther touche au cœur par le biais de ses réflexions tendres sur sa famille, ses amis et ce qu’elle vit à travers les transformations de son corps. De quoi réveiller la jeune personne de 13 ans qui sommeille encore en chacun des lecteurs. Une réussite totale.

Riad Sattouf, «Les cahiers d’Esther, histoires de mes 13 ans», Allary éditions, à paraître le 16 mai, 16,90€.

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