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«Au firmament du jazz» : le pianiste français Martial Solal est décédé à l'âge de 97 ans

Martial Solal avait reçu en 1999 le très prestigieux Jazzpar Prize, considéré comme le Nobel du jazz. [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Le pianiste français Martial Solal, géant du jazz connu mondialement pour ses talents d’improvisation, est décédé ce jeudi, à l'âge de 97 ans, a annoncé son fils.

Un des rares Français à avoir imposé son nom sur la scène jazz internationale, le pianiste Martial Solal est décédé ce jeudi. Le musicien est mort de vieillesse, «dans l'après-midi, dans un hôpital à Versailles dans les Yvelines», a précisé à l’AFP son fils, Eric Solal.

Compositeur, arrangeur, chef d'orchestre, Martial Solal était réputé pour le génie de ses improvisations. On lui doit également de nombreuses bandes originales de films, notamment celle mythique d’«A bout de souffle» de Jean-Luc Godard, et des films «Le Procès» d’Orson Welles et «Les Acteurs» de Conor McPherson.

Lauréat de nombreux prix, dont deux Grammy Awards (en 2000 et 2009), Martial Solal avait reçu en 1999 le très prestigieux Jazzpar Prize, considéré comme le Nobel du jazz, et le Grand Prix de l’Académie du jazz en 2021. 

«Je ne voulais ressembler à personne»

Né le 23 août 1927 à Alger dans une famille juive, Martial Solal avait appris le piano auprès de sa mère, chanteuse d’opéra, avant de prendre ses premières leçons vers l'âge de six ans. Arrivé à Paris en 1950, il avait commencé sa carrière en se produisant dans des petits clubs parisiens. Devenu plus tard pianiste attitré des incontournables Club Saint-Germain et Blue Note, il y accompagnera tous les grands solistes de passage, de Dizzy Gillespie à Sonny Rollins, en passant par Sidney Bechet.

Sa carrière le mènera ensuite partout dans le monde. «Je n'écoutais jamais de disques, je ne voulais ressembler à personne, pas même à ceux que j'admirais», racontait-il dans son autobiographie «Mon siècle de jazz», publiée en 2024.

Au fil de ses sept décennies de carrière, Martial Solal a enregistré plus d'une centaine de disques, en solo, duo, trio ou encore en big band. Et son répertoire ne se limitait pas au jazz, puisqu'il a aussi écrit de nombreuses œuvres symphoniques.

La ministre de la Culture démissionnaire, Rachida Dati, a rendu hommage à «un pianiste et un compositeur de légende, dont le nom brille au firmament du jazz aux côtés des Oscar Peterson, des Bill Evans, des Ahmad Jamal», dans une publication sur le réseau X.

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