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Mort d'Emilie Dequenne : ses 5 rôles marquants au cinéma

Elle avait été révélée à seulement 17 ans par les frères Dardenne. [© Valery HACHE / AFP]

L'actrice belge Emilie Dequenne est morte ce dimanche, à l'âge de 43 ans, des suites d'un cancer rare. La comédienne laisse derrière elle une cinquantaine de films. Retour sur cinq rôles qui ont marqué sa carrière. 

«Rosetta», de Luc et Jean-Pierre Dardenne (1999) 

Tout est allé très vite pour la comédienne qui après une toute première audition décroche son premier rôle au cinéma dans «Rosetta», le film des frères Dardenne. Dans ce drame social, elle campe une jeune ouvrière plongée dans une situation extrêmement précaire qui se bat pour s’en sortir. Sa performance poignante et réaliste lui vaut le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1999, à seulement 18 ans. Quant au long-métrage, il remporte la Palme d’or. 

«Le pacte des loups», de Christophe Gans (2001) 

Pour son deuxième rôle au cinéma, Emilie Dequenne change de registre et est à l’affiche du blockbuster «Le pacte des loups» avec Samuel Le Bihan, Jérémie Renier, Vincent Cassel ou encore Jacques Perrin au casting. Dans ce thriller d’époque à gros budget, l’actrice se glisse dans le costume de la comtesse Marianne de Morangias, avant de donner la réplique à Jean-Pierre Bacri dans la comédie «Une femme de ménage», signée Claude Berri, en 2002. 

 

«La fille du RER», d’André Téchiné (2009) 

L’actrice prolifique qui a tout enchaîné à une vitesse folle et séduit par son jeu intense, incarne dans «La fille du RER», réalisé par André Téchiné, une jeune femme qui affirme avoir été victime d’une agression antisémite dans un train de banlieue parisienne. Mais quelques jours plus tard, elle avoue avoir inventé cette histoire. Ce film s’inspire d’un fait divers qui avait ému toute la France en 2004. 

«À perdre la raison», de Joachim Lafosse (2012) 

Aux côtés de Tahar Rahim et Niels Arestrup, Emilie Dequenne impressionne dans la peau d’une mère infanticide dans le drame «À perdre la raison» de Joachim Lafosse, lequel s’inspire librement de l'affaire Geneviève Lhermitte. Une prestation qui glace le sang et qui vaut à la comédienne son deuxième prix au Festival de Cannes dans la section «Un certain regard». 

«Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait», d'Emmanuel Mouret (2020) 

Celle qui ne souhaitait en aucun cas «être cataloguée dans un genre» et aimait «changer de tête» pour chacun de ses films, se plaît à jouer une grande bourgeoise malheureuse en amour dans la comédie dramatique «Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait». Pour cette prestation, elle avait reçu le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2021, mais avait choisi de ne pas assister à la cérémonie et de célébrer cette victoire en famille.  

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