Valérie Lemercier et Gérard Darmon se donnent la réplique dans «Aimons-nous vivants», au cinéma ce mercredi. La rencontre inattendue entre une femme détenue un peu fêlée et en permission, et un chanteur fatigué et dépressif.
Les opposés s’attirent, selon l’adage. Dans «Aimons-nous vivants», le nouveau film de Jean-Pierre Améris à qui l’on doit, entre autres, «Les émotifs anonymes» et «Marie-Line et son juge» avec le regretté Michel Blanc, Gérard Darmon interprète une star de la chanson française. Son personnage, Antoine Toussaint, est victime d’un accident vasculaire cérébral sur scène, le laissant dans un profond désarroi.
Malgré le soutien de son ami et manager Claude, joué par Patrick Timsit, il souhaite en finir avec la vie et décide de se rendre en Suisse où l’on pourra l’aider dans ce suicide assisté. Dans le train qui le mène à Genève, et alors qu’il pensait être seul et tranquille, Victoire, une grande fan incarnée par Valérie Lemercier, s’installe juste en face de lui. Elle est pleine de vie, quelque peu fêlée et en route pour assister au mariage de sa fille. Sans y être réellement invitée et sans en avoir informé la prison dans laquelle elle est enfermée. Sans le savoir, ces deux êtres «en fuite» vont voir leur existence chamboulée.
Un couple drôle et attachant
Cette comédie romantique qui aborde des sujets graves avec humour, met en scène deux acteurs qui se connaissent bien. Valérie Lemercier et Gérard Darmon ont déjà partagé l’affiche de la comédie «Bienvenue à bord» d’Eric Lavaine, sortie en 2011. L’acteur explique : «Valérie est toujours généreuse, précise, méticuleuse, inventive. On a pris des risques, on a essayé des choses, et surtout, on s’est beaucoup amusés à faire ce film ensemble. Ce sont des personnages qui traversent toute une palette de sentiments, donc passionnants à incarner». Et ces deux comédiens forment un duo qui fonctionne et dont on s’attache au fur et à mesure du récit.
Un récit dont le réalisateur a eu l’idée en remplissant son dossier de retraite. «L’angoisse m’a pris. Je me suis dit : et si demain, quelle qu’en soit la raison : parce que je suis malade physiquement, ou bien trop 'has been' et qu’on ne me donne plus de financements, je n’arrive plus à me consacrer à ce qui est la grande passion de ma vie, faire des films, qu’est-ce que je ferai du reste de ma vie ? En échangeant avec Marion (Michau, scénariste) autour de cette question, petit à petit, l’idée du film s’est formée. C’est un vrai postulat de comédie classique, c’est-à-dire que, d’un fait tragique, on fait une comédie», raconte le cinéaste dans les notes de production.