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«Good luck, have fun, don't die» : on a vu le film de science-fiction avec Sam Rockwell, et voici ce qu'on en a pensé

Le dernier film de Gore Verbinski «Good luck, have fun, don't die» est une comédie de science-fiction qui voit Sam Rockwell incarner un homme venu du futur pour sauver le monde de l’apocalypse IA à venir. 

Un sacré délire. Plutôt discret après la mise en scène des trois premiers volets de la saga «Pirates des Caraïbes», Gore Verbinski revient au cinéma avec «Good luck, have fun, don't die», une comédie de science-fiction à découvrir à partir de ce mercredi 15 avril au cinéma, centrée sur un homme venu du futur pour tenter d’empêcher l’apocalypse IA au moment où il débarque dans un modeste restaurant de Los Angeles. 

Son ambition est la suivante : constituer une équipe de choc, ou presque, avec une partie de la clientèle afin d’empêcher un garçon de 9 ans habitant à quelques embouchures de là de créer une IA générative destructrice pour le reste de l’humanité. Ce n’est pas la première fois qu’il réalise cette opération, mais la 118e. Et il espère, enfin, être en mesure de former le groupe idéal qui parviendra à franchir tous les obstacles qui se dresseront sur le chemin. Même les plus inattendus.  

Un délire futuriste 

Avec «Good luck, have fun, don't die», Gore Verbinski se sert parfaitement des talents d’acteur de Sam Rockwell pour créer ce personnage futuriste aussi attachant qu’imprévisible, qui ressemble à la fois à un prophète et à un fou furieux échappé de l’asile. L’énergie du comédien est palpable sur chaque plan où il apparaît, et c’est à se demander pourquoi Sam Rockwell est à ce point sous-utilisé à Hollywood, tant son charisme fait mouche. 

Il se trouve être le parfait vaisseau du scénario rédigé par Matthew Robinson (The Invention of Lying) qui parvient à surfer sur notre dépendance aux nouvelles technologies, et à la révolution annoncée de l’IA, et ses éventuelles dérives, à travers une histoire où il multiplie les références, invente des scènes horriblement drôles et/ou gores, tout en présentant les profils de plusieurs protagonistes avec d’habiles flashbacks à mesure que l’action avance. 

Les spectateurs reconnaîtront à l’écran plusieurs acteurs présents au casting, à commencer par Juno Temple (Ted Lasso, Killer Joe), qui incarne une mère endeuillée par la mort de son fils, ou encore Zazie Beetz – aperçue récemment dans «They Will Kill You» – dans celui d’une enseignante incapable de faire classe à des élèves lobotomisés par leur smartphone. La vraie révélation du film reste toutefois Haley Lu Richardson (Ponies, The White Lotus), qui joue une jeune femme allergique aux téléphones portables et au wifi. 

Certains pourront regretter le fait que «Good luck, have fun, don't die» ne fasse qu’effleurer la problématique des nouvelles technologies, de nos rapports aux écrans et à l’IA, mais ce n’est pas son objectif. 

Le film est une simple bouffée d’oxygène dans un contexte international sous tension où il est possible, pendant un peu plus de deux heures, de rire un peu d’une apocalypse fictionnelle et des dérives de la société – et notre insensibilité toujours plus croissante face aux horreurs du quotidien – avant de retourner dans une réalité qui, comme le souligne habilement le long-métrage, peut parfois sembler sacrément difficile à accepter.  

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