Le 29 avril prochain, Le Diable s’habille en Prada 2 sortira en salle. L’occasion de revenir sur le succès planétaire du premier volet, et la prestation devenue iconique de Meryl Streep qui, à l’époque, avait eu recours au method acting.
Meryl Streep est souvent considérée comme la meilleure actrice de sa génération et ce n’est pas sans raison. Au cours des quatre dernières décennies, elle a été nommée 19 fois aux Oscars, un record jamais égalé, et a remporté trois statuettes en or, une fois dans la catégorie Meilleure actrice dans un second rôle et deux fois dans celle de Meilleure actrice.
Aujourd’hui âgée de 76 ans, Meryl Streep fait partie de ces artistes pour qui le mot «légende du cinéma» n’est pas une exagération. Mais un tel succès n’est pas le fruit du hasard et plutôt le résultat d’années de travail acharné. Reconnue pour sa capacité à disparaître dans les personnages qu’elle incarne, elle avait notamment fait l’unanimité en 2006, pour son rôle de Miranda Priestly dans le premier volet du Diable s’habille en Prada.
Alors que le volume 2 du film s’apprête à débarquer sur nos écrans le 29 avril prochain, Meryl Streep avait expliqué avoir eu recours à ce qu’on appelle le «method acting» dans le premier volet.
La «Méthode», aussi appelée Système Stanislavski ou method acting, est une technique de jeu naturaliste. Concrètement, elle consiste pour l’acteur à s’imprégner totalement de son personnage, y compris en dehors des prises, afin d’en éprouver les émotions et d’en reproduire les réactions avec la plus grande justesse.
Pour Meryl Streep, cette approche s’est toutefois révélée particulièrement éprouvante. Lors du tournage du Diable s’habille en Prada en 2006, l’actrice, qui incarne l’intraitable Miranda Priestly, est restée en permanence dans la peau de ce personnage froid et exigeant.
Dès le premier jour, elle avait d’ailleurs prévenu sa partenaire Anne Hathaway : «Ah, chérie, c’est la dernière fois que je suis gentille avec toi.» Une promesse qu’elle a tenue, maintenant une certaine distance avec elle, et avec tout le reste du casting, tout au long du tournage. Une immersion totale qu’elle dit avoir mal vécue.
«C’était horrible. J’étais malheureuse dans ma loge. J’entendais les autres s’amuser et rire… J’étais tellement déprimée. Je me suis dit : “C’est le prix à payer pour être la patronne”», confiait-elle dans une interview accordée à Entertainment Weekly en 2021, avant de conclure : «C’est la dernière fois que j’ai essayé cette méthode».
Un nouveau tournage plus détendu
Et elle a effectivement tenu parole. Vingt ans après le succès planétaire de Le Diable s’habille en Prada, un second opus s’apprête enfin à sortir en salles. Les spectateurs y retrouveront la pétillante, et toujours un brin maladroite, Andy Sachs, incarnée par Anne Hathaway, face à l’incontournable Miranda Priestly, campée par Meryl Streep.
Mais cette fois, pas question pour Meryl Streep de replonger dans le method acting.
Interrogée par E! News lors de l’avant-première à New York, Anne Hathaway est revenue sur l’ambiance du premier tournage : «Sur le premier film, Meryl a fait un énorme sacrifice. Elle adore être près du camion de tournage, discuter, rire avec tout le monde. Mais là, elle sentait que l’équipe était plus tendue, plus distante, presque intimidée par elle. Elle a renoncé à ces moments de convivialité pour nous permettre de mieux entrer dans nos personnages.»
Aujourd’hui, l’approche est différente. L’actrice, récemment élue «star la plus belle de 2026» par le magazine People, confie que sa partenaire a choisi de tourner la page : «Cette fois-ci, elle nous a dit : “Non, vous pouvez y arriver tout seuls !”»
Rendez-vous le 29 avril prochain pour découvrir la suite du Diable s’habille en Prada.