Le prestigieux avocat Alan Jackson, en charge jusqu’à présent de la défense de Nick Reiner, accusé de la mort tragique de ses parents Rob et Michele Reiner, a annoncé se retirer de l’affaire.
Une annonce inattendue. Alors que Nick Reiner a comparu pour la seconde fois mercredi 7 janvier devant le tribunal du comté de Los Angeles pour répondre du meurtre de ses parents, son avocat a annoncé ne plus se charger de sa défense. L’influent Alan Jackson, qui a notamment représenté Harvey Weinstein et Kevin Spacey, a expliqué se retirer de l’affaire. «Je pense que nous n'avons d'autre choix que de nous retirer», a expliqué ce dernier au juge Theresa McGonigle, cité par Deadline, à la surprise générale.
Des circonstances indépendantes de sa volonté
Une décision sur laquelle il est revenu devant les journalistes, expliquant que «des circonstances indépendantes de (sa) volonté, mais surtout indépendantes de la volonté de Nick» empêchent son équipe «de continuer à le représenter», a-t-il justifié, cité par la BBC. Il a par ailleurs précisé ne pas «pouvoir expliquer les raisons pour lesquelles (il) a pris cette décision, pour des raisons juridiques et éthiques», rappelant également que Nick Reiner n’était pas selon lui coupable.
Cette annonce a logiquement provoqué le report de l’audience, repoussée au 23 février. Un avocat commis d’office, Kimberly Greene, assurera dorénavant la défense de Nick Reiner.
Dans un communiqué envoyé à E ! News, la famille de Nick Reiner a réagi à cette annonce, assurant avoir «une confiance absolue dans la justice», précisant qu'elle ne ferait «aucun autre commentaire sur les questions liées à la procédure judiciaire.».
Nick Reiner doit répondre de deux chefs d’accusation de meurtre au premier degré, avec circonstance aggravante d'utilisation d'un couteau. Pour mémoire, ses parents, le réalisateur Rob Reiner et son épouse Michele, ont été retrouvés morts par leur fille Romy dimanche 14 décembre à leur domicile, après avoir été poignardés. Leur fils avait été arrêté le jour même et inculpé mardi 16 décembre. Le trentenaire, qui par le passé avait parlé ouvertement de sa lutte contre la toxicomanie, encourt la prison à vie ou la peine de mort.