Après un épisode catastrophique aux Caraïbes et principalement en Jamaïque, le bilan écologique de l’ouragan Melissa est inestimable. Des millions de tonnes de débris jonchent le sol du pays.
Un cercle vicieux. L'ouragan Melissa, qui a frappé fin octobre la Jamaïque, a dévasté un pays entier. L'île, qui pleure ses 32 morts, souhaite se reconstruire rapidement au milieu de ces dégâts matériels, humains et écologiques.
Plus il y a de pollution dans l'air, les eaux et sur la terre, plus le réchauffement climatique s’amplifie. Il engendre de plus en plus de phénomènes météorologiques dévastateurs comme l’ouragan Melissa, a éclairé une étude de l'Imperial College de Londres. Mais ces événements puissants contribuent à la pollution. C'est une histoire qui risque de se produire de plus en plus souvent.
480.000 camions pour tout déblayer
Le pays des Caraïbes se trouve actuellement avec 5 millions de tonnes de débris sur les routes et les sols, alerte le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Grâce aux données satellites, le PNUD détaille les dégâts : 2,1 millions de tonnes de décombres liés aux bâtiments, 1,3 million de tonnes de végétation et 1,4 million de tonnes issus des effets personnels. Le tout pourrait remplir 480.000 camions.
Services vitaux bloqués, routes impraticables, et population isolée, le pays doit remonter la pente. «Selon des estimations initiales, les dommages causés sont environ équivalents à 30 % du PIB de Jamaïque, un chiffre qui devrait augmenter», a témoigné Kishan Khoday un représentant de l'ONU sur l'île.