Un interne du centre hospitalier de Calais (Pas-de-Calais) a été agressé par une vingtaine de migrants, dont certains armés de barres de fer. Les individus voulaient lui voler son téléphone. Neuf Afghans ont été interpellés.
Un médecin interne du centre hospitalier de Calais a été agressé mardi 28 janvier par des individus, décrits comme étant des migrants dont certains armés de barres de fer, a appris CNEWS du parquet de Boulogne-sur-Mer et de la préfecture du Pas-de-Calais.
Les faits se sont déroulés vers 19h45 dans le quartier du Beau-Marais. Selon les informations communiquées par le parquet à CNEWS, une patrouille de police a repéré une vingtaine d’hommes «pouvant être des migrants» étant porteurs d’objets «pouvant être des bâtons qui à leur vue prenaient la fuite».
Après quelques minutes, les policiers ont été avertis qu’un homme avait été agressé par ces individus. D’après la préfecture du Pas-de-Calais, ces deniers s’en sont pris à la victime, un interne du centre hospitalier de Calais, «dans le but de lui voler son téléphone». L’homme «présentait des plaies au cuir chevelu». Au cours de cette agression, les migrants ont réussi à dérober le téléphone de la victime.
À la suite de ces faits, des opérations de recherche ont été menées afin de retrouver les malfaiteurs. Dans un premier temps, «3 individus d’origine afghane étaient interpellés et placés en garde à vue vers 22 heures 30 à proximité d’un campement de migrants près duquel le téléphone portable de la victime avait borné une dernière fois», a expliqué le parquet de Boulogne-sur-Mer à CNEWS.
Une sécurité renforcée dans le quartier du Beau-Marais
Cependant, les investigations, qui s’inscrivent dans le cadre de l’enquête ouverte sous la qualification de «violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 8 jours en réunion et avec arme», n’ont pas permis d’établir l’implication d’au moins deux des trois individus interpellés dans l’agression, la victime n’ayant pas reconnu les gardés à vue. Ces derniers ont été relâchés.
Alors que l’enquête a été confiée au commissariat de Calais, la préfecture du Pas-de-Calais a indiqué, à son tour, qu’une «opération de police a été immédiatement réalisée sur place permettant d’interpeller 9 personnes de nationalité afghane».
«Jacques Billant, préfet du Pas-de-Calais, condamne fermement cette agression inacceptable, remercie les policiers mobilisés pour leur réactivité et apporte son soutien total à la victime», a ajouté la préfecture, notant que «le quartier du Beau-Marais fait actuellement l’objet d’un dispositif de sécurisation renforcé via une présence policière appuyée, notamment à proximité du centre commercial Mivoix».