Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Attaque contre Emmanuel Macron : les membres du groupe d’ultradroite «Les Barjols» fixés sur leur sort

Sur les 13 membres des Barjols jugés en première instance devant le tribunal correctionnel de Paris, neuf prévenus avaient été relaxés. [DENIS CHARLET / AFP]

Ce mardi 20 mai, la cour d’appel de Paris rend son arrêt concernant neuf membres du groupuscule d’ultradroite des «Barjols». Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir préparé une série d’actions violentes, dont une visant le président de la République Emmanuel Macron. 

La décision devrait être rendue le 13 mai dernier. La cour d’appel de Paris doit se prononcer ce mardi sur le sort de neuf membres du groupuscule d’ultradroite des «Barjols», accusés d’avoir préparé une série d’actions violentes en France, dont l’une viserait le président de la République Emmanuel Macron

L’arrêt de la cour d’appel avait été reporté, et ce en raison de la présidence de la vedette américaine Kim Kardashian mardi dernier au palais de justice de Paris. L’affaire des «Barjols» avait éclaté à l’automne 2018. A l’époque, les services de renseignement ont eu vent d’un projet d’attentat contre le chef de l’Etat lors de son déplacement en Moselle. 

Comme le rappelle l’AFP, d’après l’enquête, en 2017 et 2018, ces membres auraient envisagé d’assassiner Emmanuel Macron, «brûler des mosquées», «assassiner des fidèles dans des mosquées» ou encore préparer «un putsch militaire avec prise de l’Élysée et renversement du gouvernement par la violence».

Bien qu’aucun des projets du groupuscule n’ait pu être mis à exécution, seulement trois membres des «Barjols», à savoir Jean-Pierre Bouyer, Mickaël Iber et David Gasparrini, avaient été reconnus coupables de participation à une association de malfaiteurs terroriste en première instance. Ils avaient écopé de peines couvrant leur période de détention provisoire et étaient restés libres à l'issue du procès.

Des peines de prison requises contre les principaux membres des «Barjols»

Sur les 13 membres des «Barjols» jugés en première instance devant le tribunal correctionnel de Paris, neuf prévenus avaient été relaxés. Les trois condamnés avaient alors interjeté appel. De son côté, le parquet national antiterroriste (PNAT) avait quant à lui fait appel pour huit des relaxés de première instance mais, avant même l'ouverture des débats, le ministère public s'était désisté de son appel concernant deux prévenus.

Ainsi, l’audience en appel a été tenue en janvier 2025. Au cours de celle-ci, huit ans de prison dont deux avec sursis ont été requis contre Jean-Pierre Bouyer. L’avocate générale a également réclamé à son encontre un mandat d’arrêt. 

La magistrate a demandé sept ans de prison dont deux avec sursis contre Mickaël Iber ainsi que contre David Gasparrini. Elle a requis la même peine contre Denis Collinet, 65 ans, le fondateur des «Barjols», relaxé en première instance.

Outre les peines de prison ferme requises à l'encontre des neuf prévenus, elle a demandé leur inscription au fichier des auteurs d'infraction terroriste (Fijait), l'interdiction de porter une arme pendant 10 ans et la privation de leurs droits civiques pendant 10 ans.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités