En ce 13e jour du procès devant la cour d’assises du Tarn, Cédric Jubillar, accusé d’avoir tué sa femme Delphine, s’est soumis à un interrogatoire récapitulatif. Au cours de celui-ci, le peintre-plaquiste de 38 ans a redit «n’avoir jamais levé la main» sur sa compagne.
Il persiste. Après plus de quatre ans de procédure, Cédric Jubillar, jugé pour le meurtre de sa compagne Delphine, s’est exprimé ce vendredi 10 octobre devant la cour d’assises du Tarn, insistant une nouvelle fois sur son innocence.
En effet, lors de son interrogatoire récapitulatif, le peintre-plaquiste de 38 ans a nié les faits qui lui sont reprochés. «Je ne l’ai pas tuée, c’est la certitude». Cédric Jubillar a reconnu toutefois être impulsif, parfois nerveux, sans pour autant être violent physiquement.
Devant la cour d’assises du Tarn, il a indiqué n’avoir «jamais levé la main sur Delphine». «Je redescends aussi vite que je monte dans les tours», a-t-il dit. Ce peintre-plaquiste a tout de même avoué avoir été violent physiquement avec son jeune fils, Louis.
La prise de parole de Cedric Jubillar survient à l’heure où l’accusé est confronté à des témoignages accablants, à l’instar de celui de son ex-compagne Jennifer C. Cette dernière a en effet été interrogée par la cour ce jeudi 9 octobre.
Elle affirmait avoir reçu les aveux du peintre-plaquiste «lors de plusieurs parloirs», cette année. «Je lui ai dit "qu’est-ce que t’as fait ?". Il m’a dit "je l’ai étranglée". Il m’a montré le geste», a-t-elle dit. D’après elle, Cédric Jubillar lui aurait confié avoir tué Delphine car la victime «allait le faire chier avec les enfants et la maison».
«Plusieurs fois, il me dit que si jamais je le trompe, je vais finir à côté de Delphine», a raconté Jennifer C., avant de préciser que l’accusé aurait attrapé son cou entre ses mains et lui aurait dit : «Je l’ai fait une fois, je peux le faire deux fois. Là, il rigole, ça le fait rire», a-t-elle commenté.