Une opération de police XXL a été menée ce mercredi 15 octobre dans le quartier Mistral à Grenoble dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Au total, quatre personnes ont été interpellées.
Un signal fort aux habitants. Ce mercredi 15 octobre, environ 400 policiers ont été déployés dans le quartier Mistral de Grenoble, connu notamment pour le trafic de drogues. Par conséquent, une opération policière XXL, décrite comme «atypique» par la préfère de l’Isère Catherine Seguin, a été menée dans une seule tour de ce quartier.
Selon la préfecture de l'Isère à CNEWS, l’opération, qui s'est poursuivie ce mercredi après-midi, a mobilisé «85 enquêteurs sur la partie judiciaire assistés de chiens de recherche, 300 effectifs de voie publique, des douanes et des effectifs de la police aux frontières et des CRS». «Nous avons repris la possession de cet immeuble avec constats (…) qui laissent pantois sur la capacité des narcotrafiquants, si on ne les stoppe pas, à être dans une toute-puissance», a déclaré, de son côté, le procureur de la République de Grenoble Etienne Manteaux.
Au total, quatre personnes ont été interpellées. De plus, onze kilos de stupéfiants, 10.000 euros, une arme et des munitions ont été saisis. Lors d’un point-presse, la préfète de l’Isère a expliqué que sur les 64 appartements de cette tour, 24 étaient vacants.
«L’espace public ne leur appartient pas»
Selon elle, ces appartements vacants «avaient été littéralement soudés par les trafiquants (…) Il a fallu intervenir à la disqueuse pour pouvoir rétablir l’accès et restituer ces appartements aux bailleurs».
Entre menaces et intimidations, les narcotrafiquants ont exercé, ces derniers mois, plusieurs pressions sur les locataires afin qu’ils puissent «quitter leur logement» et échapper à ce que Catherine Seguin décrit comme une «occupation négative de l’espace des communs et des cages d’escalier».
Cette opération est donc une réussite pour les habitants du quartier et pour les autorités. D’après la préfète, l’opération devrait se poursuivre dans les prochains jours. Le message aux trafiquants est donc clair et net : «L’espace public ne leur appartient pas», a martelé Catherine Seguin.