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Vol au Louvre : un des mis en examen jugé ce mercredi à Bobigny dans une autre affaire

Le musée du Louvre a été victime d’un spectaculaire vol de bijoux le 19 octobre 2025. Les joyaux n’ont toujours pas été retrouvés. [Abdul Saboor/Reuters]

Un homme de 39 ans, mis en examen dans l’affaire du casse au Louvre, doit comparaître ce mercredi devant le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Il doit en effet être jugé pour avoir dégradé un miroir d’un commissariat lors d’une garde à vue en 2019, selon ses avocats, et non pour vol, comme l’avait déclaré la procureure de la République de Paris

Ce mercredi 5 novembre, un chauffeur de taxi clandestin de 39 ans, mis en examen dans le cambriolage du Louvre, doit comparaître devant la 31e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny. L’homme devrait être jugé pour «une affaire de vol aggravé», selon la procureure de la République de Paris Laure Beccuau. 

Les avocats du mis en examen, né et résidant à Aubervilliers, expliquent par ailleurs que leur client n’est pas jugé pour vol aggravé, comme l’avait indiqué la magistrate, mais pour avoir dégradé un miroir d’un commissariat sous le coup de la colère car il était placé en garde à vue pour une affaire de vol et où il avait bénéficié d’un non-lieu. 

Selon Laure Beccuau, cet individu est «déjà connu pour des faits de vols aggravés perpétrés en 2008 et 2014». Or, son jugement du jour remonte à 2019 et est en lien avec une affaire de vol. 

A l’époque, «la juge d'instruction a constaté l'absence de tout élément à charge s'agissant de faits de vol, un non-lieu ayant été prononcé sur ce chef de mise en examen», ont expliqué Mes Maxime Cavaillé, Diala Al Shaman, Florian Godest Le Gall et Maxence Gallo dans un communiqué transmis à l’AFP. 

Une «mesure injustifiée qui a provoqué sa colère»

Néanmoins, leur client avait tout de même été placé en garde à vue. Selon les avocats, «cette mesure injustifiée qui a provoqué sa colère». L’homme s’est alors emporté au commissariat et a dégradé un miroir, «ce qui lui vaut donc d'être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bobigny». 

Pour eux, leur client «n’est absolument pas sous contrôle judiciaire» dans l’affaire pour laquelle il comparaît ce jour.

Dans le dossier du vol au Louvre, l’homme de 39 ans est soupçonné d’avoir pénétré, avec un trentenaire de nationalité algérienne, dans la galerie d’Apollon. 

La Procureure de la République de Paris a fait savoir, lors d’une conférence de presse, que l’ADN du mis en examen «a été retrouvé sur une des vitrines fracturées, ainsi que sur des objets abandonnés au cours de la fuite» des malfaiteurs. 

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