Des parents décident d’appeler leur enfant «Jihad»

Un couple de Haute-Garonne a choisi de nommer son fils "Jihad". Un choix contesté.[FRED DUFOUR / AFP]

En Haute-Garonne, des parents ont décidé d’appeler leur fils «Jihad». Un signalement a été fait au procureur de la République.

Dans un contexte marqué par le terrorisme et les attentats répétés de ces derniers mois partout dans le monde, le choix de ce prénom fait grincer des dents.

Si le prénom a été signalé par la mairie au procureur, le site Actu Toulouse précise qu’en arabe, «Jihad» signifie «abnégation», «effort», «lutte», voire «résistance», et que contrairement aux idées reçues, il ne peut pas être traduit par «guerre sainte». 

Le juge peut choisir un prénom

Si le procureur de la République de Toulouse estime que le prénom Jihad est contraire à la loi, «il pourra saisir le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance afin d’ordonner la suppression des prénoms contestés sur les registres de l’état civil», a expliqué l’avocat toulousain Jonathan Bomstain à Actu Toulouse.

À défaut d’être en mesure d’attribuer à l’enfant un ou des nouveaux prénoms choisis par les parents, «le juge a la faculté de choisir lui-même un prénom», explique l'avocat. «Il le fait dans l’intérêt de l’enfant».

«Fraise» et «Nutella» refusés

LCI rappelle que le cas de «Jihad» s’était déjà présenté en 2009, et la justice n’avait pas obligé les parents à changer le prénom. Contrairement à ce qui s'était produit par le passé avec «Titeuf», «Fraise», «Nutella» ou les jumeaux «Babord» et «Tribord» qui avaient été refusés. 

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