Violences faites aux femmes : Ménard fait polémique avec sa nouvelle campagne d’affichage

Robert Ménard est au coeur d'une vive polémique après la publication d'une nouvelle campagne d'affichage. [SYLVAIN THOMAS / AFP]

Le maire de Béziers, Robert Ménard, a lancé ce lundi 11 décembre une nouvelle campagne d’affichage pour réclamer le TGV dans sa ville. Mais le visuel, qui évoque les violences contre les femmes, suscite une vive polémique.

Et pour cause : il montre une jeune femme ligotée sur des rails, semblant hurler alors qu’un train à vapeur arrive sur elle. Le slogan «avec le TGV, elle aurait moins souffert», accompagne l’image.

Terrible résonnance

L’affiche a suscité une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux, les internautes dénonçant une forme d’apologie des violences contre les femmes.

L’émotion est d’autant plus grande que le visuel n’est pas sans rappeler un terrible fait divers, survenu en juin dernier. Une jeune femme de 34 ans, mère de quatre enfants, avait été assassinée par son mari qui l’avait ligotée sur la ligne LGV Atlantique. L’homme s’était ensuite suicidé.

L’ancienne ministre des Droits des Femmes, Laurence Rossignol, et les Jeunes Insoumis, ont annoncé avoir porté plainte. Laurence Rossignol réclame le retrait des affiches et des poursuites contre les auteurs de cette dernière tandis que les Jeunes Insoumis ont déposé plainte pour «apologie des violences faites aux femmes et féminicide».

De son côté, Marlene Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les hommes et les femmes, a demandé au préfet de l’Hérault d’étudier tous les recours possibles, dénonçant une campagne «odieuse».

Robert Ménard n’en est pas à sa première affiche polémique. En septembre dernier, l’édile avait lancé une campagne dont le dessin représentait une femme étranglée par un homme.  

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