Bébés nés sans bras : le gouvernement lance une nouvelle enquête

Le gouvernement va lancer une nouvelle enquête sur les bébés nés sans bras, a affirmé Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, estimant «insupportable» que ces cas groupés restent sans explication. 

Entre 2009 et 2014, sept nouveau-nés ont vu le jour avec cette malformation dans le département de l'Ain. Un phénomène inexpliqué qui s'étend sur dix-sept kilomètres de rayon autour de la ville de Druillat. 

«Nous avons décidé de relancer une enquête» avec L'Anses et Santé Publique France pour avoir des «regards croisés» de médecins et d'experts de l'environnement, a expliqué Agnès Buzyn sur RTL. «On ne peut pas se satisfaire de dire qu'on n'a pas trouvé de causes, c'est insupportable». De son côté, le ministre de la transition écologique, François de Rugy a expliqué que «s'en remettre à la fatalité n'est pas acceptable». 

En plus de l'Ain, d'autres cas ont été observés dans l'Hexagone : trois naissances en Loire Atlantique entre 2007 et 2008 puis quatre en Bretagne, entre 2011 et 2013. A chaque fois, ces phénomènes ont eu lieu dans un périmètre restreint, ce qui a suscité des inquiétudes dans les zones concernées. 

«Entre 80 et 100 naissances par an»

Lors de sa première enquête, l'agence sanitaire Santé publique France a affirmé que le nombre de cas recensés dans l'Ain n'était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. Mais elle avait tout de même reconnu un excès de cas dans l'ouest de la France, qui restent sans explications. 

La ministre de la Santé a expliqué qu'il y a «entre 80 et 100 naissances par an avec des malformations de membres», en France. Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement...). 

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