Tinder : les trois quarts des 18-25 ans assument leur célibat

44 % de la Gen Z veut conserver son indépendance. [L.BONAVENTURE / AFP]

Comment la génération Z vit-elle ses amours ? A l'approche de la Saint-Valentin, l'appli de rencontres Tinder livre une étude dédiée aux 18-25 ans, à l'heure des réseaux sociaux et de la drague connectée.

Il résulte, de cette enquête publiée ce 12 février et menée par Morar HPI, que 74 % d'entre eux déclarent assumer leur célibat. Et lorsqu'ils doivent décrire ce choix de vie amoureuse, 44 % soulignent le souhait de gagner un sentiment d'indépendance, 23 % d'empowerment et 17 % d'aventure. Parallèlement, un tiers ne souhaite pas se mettre en couple avec la mauvaise personne, tandis que trois sondés sur dix mettent en avant leur besoin de liberté.

La place des études et la carrière professionnelle est également un facteur important, pour 28 % des jeunes. Pour 44 %, l'idée est même d'être plus impliqué dans leur travail, tandis que 43 % se sentent «plus libre de faire la fête». Des résultats qui résonnent comme une évidence, lorsque l'on sait l'envie de la génération Z de profiter de leur vingtaine et de prendre le temps de chercher le bon partenaire.

Les femmes plus indépendantes

Mais le plus surprenant apparaît lorsque l'étude s'intéresse à la différence entre les sexes. Ainsi, pour 51 % des femmes l'idée d'indépendance est indissociable du célibat, alors que 38 % des hommes pensent de même. Huit jeunes femmes sur dix choisissent de rester «seules» pendant une période définie, 48 % souhaitant s'impliquer dans leurs études et 31 % dans leur job. Autre constat, 47 % des femmes de la «Gen Z» ne souhaitent pas encore s'engager dans une relation à long terme, contre 45 % des hommes. Un exemple du besoin d'émancipation de la gent féminine, «après des années de domination masculine», analyse la sexologue Dominique Schneider.

Les applis de dating appréciées

Côté séduction, l'étude commandée par Tinder, rappelle que, pour 58 % des 18-25 ans, «les applications de dating sont un moyen idéal de rencontrer de nouvelles personnes», 57 % estimant qu'elles leur permet d'être plus ouverts d'esprit.

Enfin, cette enquête réalisée en janvier dernier rappelle un paradoxe, puisque 37 % des personnes interrogées pensent que «la société et les médias portent un jugement négatif sur les célibataires, en les décrivant comme solitaires (45%), tristes (41%) et même désespérés (40%)».

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