SNCF : trafic perturbé entre Paris et le Sud-Ouest jusqu’à ce soir

26 trains et 16.000 personnes ont été touchés par ce blocage.[AFP]

Quelque 16.000 voyageurs ont été touchés lundi par une interruption du trafic TGV entre Paris et le Sud-Ouest due à une manifestation à la gare de Vendôme (Loir-et-Cher) de salariés du papetier Arjowiggins, menacé de liquidation judiciaire, a indiqué la SNCF.

«Après 5 heures de blocage des voies de la ligne à grand vitesse atlantique en gare de Vendôme, les manifestants ont quitté les voies», a indiqué la SNCF vers 16H30. «Le trafic des TGV reprend très progressivement et restera perturbé avec des retards très importants jusqu'au dernier train du soir», a ajouté l'entreprise ferroviaire.

Un peu plus tôt, un porte-parole de la SNCF avait indiqué que 26 trains et 16.000 personnes avaient été touchées par ce blocage, entamé lundi à 11H20. Dès le début de la manifestation, la SNCF avait «immédiatement adressé un ordre de réquisition à la préfecture du Loir-et-Cher» afin de «libérer les voies», avait-elle indiqué dans un communiqué. Les voies ont finalement été évacuées «sans intervention des forces de l'ordre», a indiqué la préfecture à l'AFP. «Les manifestants sont repartis d'eux-mêmes.» 

Les salariés d'Arjowiggins exprimaient leur inquiétude à la veille de la décision du tribunal de commerce de Nanterre sur l'avenir du papetier, placé en redressement judiciaire en janvier, selon un correspondant de l'AFP sur place. Les usines du groupe Arjowiggins Graphic, filiale du groupe Sequana, ont été placées en redressement judiciaire le 8 janvier et sont menacées de fermeture si aucune offre de reprise n'est validée par le tribunal.

Seul le groupe suédois de bois et de papier Lessebo, associé à un investisseur norvégien, se propose de reprendre les trois usines de Bessé-sur-Bray, Le Bourray (Sarthe) et Château-Thierry (Aisne), à condition de supprimer près de 215 emplois.

 

 

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