Transition écologique : les futurs chantiers d'Elisabeth Borne

Nommée à la Transition écologique suite à la démission de François de Rugy, Elisabeth Borne, qui conserve par ailleurs son poste à la tête du ministère des Transports, devra rapidement prendre ses marques, tant les dossiers qui l'attendent ne manquent pas.

Sitôt sa nomination officialisée, elle a indiqué sur Twitter être «déterminée à poursuivre ce combat essentiel qu’est la transition écologique et solidaire. Au travail, dès demain». Et du travail, justement, elle n’en manquera pas.

soutenir la transition énergétique

Le premier gros chantier de la nouvelle ministre sera le projet de loi énergie et climat, examiné en ce moment au Sénat. Le texte prévoit notamment la neutralité carbone d’ici 2050, la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022, ou la baisse de la consommation des énergies fossiles d’ici 2030. Cette ambition oblige cependant à décaler de 2025 à 2035 la réduction de 50% de la part du nucléaire dans la production électrique française. Il lui faudra donc faire face aux critiques des anti-nucléaires, dans un contexte où l’ensemble de la société s’est emparé de la question climatique.

répondre aux exigences des citoyens pour le climat

Alors que le printemps a été largement marqué par les marches pour le climat, des jeunes, des citoyens, des militants, et que des mobilisations comme la pétition de «l’Affaire du siècle» ont connu un large succès, Elisabeth Borne sera en première ligne si l’impression que rien ne bouge se fait sentir. Il lui faudra aussi convaincre des instances officielles, comme le Haut Conseil pour le climat, qui a récemment épinglé le pays pour ses «actions insuffisantes» concernant le réchauffement de la planète.

promouvoir les nouvelles façons de se déplacer

Charge lui reviendra également de suivre l’application de la loi d’orientation des mobilités (LOM), qu’elle a piloté au ministère des Transports, et dont certains aspects s’avèrent très proche de l’écologie. Interdiction des véhicules thermiques d’ici 2040, développement des électriques, favorisation du vélo et du covoiturage, chèque mobilité en échange de l’abandon de sa voiture pour aller travailler, ou encore taxe sur les billets d’avion sont désormais à mettre en œuvre.

se battre contre la prolifération des déchets

Elisabeth Borne aura aussi en charge le projet de loi «pour une économie circulaire». Son objectif est de promouvoir encore plus le recyclage, pour en finir avec l’accumulation des déchets. Si le texte est porté par la secrétaire d’Etat Brune Poirson, la ministre devra accompagner les mesures, dont la plus médiatique est le rétablissement de la consigne pour les bouteilles plastiques. Certains acteurs, comme les maires ou les industriels, commencent déjà à émettre des réserves sur leurs futures applications.

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