Comprendre et savoir expliquer la réforme des retraites en 250 mots

Le gouvernement lancera cet automne une nouvelle «concertation citoyenne» sur son projet de réforme. [© LOIC VENANCE / AFP]

Alors que les négociations reprennent entre les syndicats et l'exécutif, la très controversée réforme des retraites, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, pourrait enfin voir le jour cet automne. Voici les clés pour tout comprendre à ce dossier explosif.

Pourquoi cette remise à plat ?

«Le système vit au-dessus de ses moyens.» Du fait du papy-boom et de l'espérance de vie en hausse, réformer les retraites s'avère nécessaire pour «financer la dépendance» dans le futur, selon le gouvernement, qui vante un souci de «solidarité intergénérationnelle». Sans compter les économies découlant de cette révision, prévue pour 2025.

Que prévoit le projet ?

Comme préconisé par le «monsieur retraites» du gouvernement, c'est bel et bien un «système universel» par points qui se profile pour remplacer les 42 régimes actuels : chaque euro cotisé donnera les mêmes droits à tous.

La question du départ à la retraite, elle, reste incertaine. Alors qu'était évoqué un âge pivot de 64 ans pour une retraite à taux plein, le président envisage désormais «un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge», pour ne pas pénaliser ceux qui auraient commencé à travailler tôt.

Autre changement : alors que le système actuel garantit un certain niveau de pension (quitte à creuser le déficit), le futur régime l'ajustera aux recettes, c'est-à-dire aux cotisations.

quelle opposition au texte ?

«Enfumage déguisé», «100% de perdants», «injuste et inefficace»... Pour l'heure, la réforme est unanimement rejetée par les syndicats (et près d'un Français sur deux). Une série de journées d'actions sont prévues dès le 13 septembre, avec d'un côté des syndicats en ordre dispersé, de l'autre des professions prêts à défendre leurs régimes spécifiques.

Quant à la «concertation citoyenne» qui sera lancée par l'Etat cet automne, à l’image du «grand débat», elle n’est, pour l’opposition, qu’un «processus de communication» destiné à «noyer le poisson».

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