Que signifie le symbole d'Extinction Rebellion ?

Un drapeau avec l'emblème d'Extinction Rebellion est brandi dans le quartier d'affaires de La Défense, à Puteaux, près de Paris. [© AFP / ARCHIVES]

C'est devenu l'emblème d'un combat écologiste. Les activistes du mouvement Extinction Rebellion ne cessent de gagner du terrain à travers le monde, leurs drapeaux toujours floqués du mystérieux «symbole de l'extinction». D'où vient-il ?

Baptisé ainsi en référence à l'extinction de l'Holocène – nom donné à l'actuelle disparition massive des espèces –, le mouvement est né à Londres en octobre 2018, avec la publication d'un appel à l'action signé par une centaine d'universitaires. Leur mantra? La désobéissance civile non violente contre l'inaction des gouvernements contre le dérèglement climatique.

Sur leurs banderoles, les activistes mettent alors en avant un emblème lourd de sens, qui représente un sablier inséré dans un cercle, qui lui-même représente la Terre. Le message est clair : le temps est aujourd'hui compté pour de nombreuses espèces vivantes, avec l'Homme en bout de course. Pour rappel, entre 500.000 et 1 million d'espèces sont menacées de disparition dans les décennies à venir à cause du réchauffement. Au-delà du «X» que forme ce sablier, le fond vert illustre également le combat écologique, et le noir (couleur du deuil) du logo la gravité de la situation.

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Un «die-in» représentant le logo de XR devant le Centre Pompidou à Paris le 27 avril 2019. © Lucas BARIOULET / AFP

Si ce symbole est devenu, avec la série d'actions militantes menées à travers le monde, celui du mouvement écologiste, il a pourtant été créé bien avant la naissance de «XR». C'est en effet un certain Goldfrog ESP, un artiste dont on ne connaît que le patronyme, basé à Londres, qui l'a dessiné en 2011. «C’est intéressant de voir toutes les manières créatives dont les gens utilisent [ce symbole]. Je suis simplement ravi qu’il soit utile pour mettre en lumière la gravité de la crise de la biodiversité», déclarait-il en avril dernier dans les colonnes du Guardian.

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