«Police, pose ton arme» : le récit glaçant de l’homme qui a abattu le tueur de la préfecture de police de Paris

Le jeune policier se trouvait au poste de surveillance quand il a vu l'assaillant (image d'illustration).[GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

«Une collègue qui venait de la cour de la préfecture m’a apostrophé, sanglotante et affolée». C’est ainsi que le jeune policier de 24 ans qui a abattu Mickaël Harpon après son quadruple meurtre, débute son récit des faits, que France 3 a pu parcourir.

Le gardien de la paix est au poste de surveillance du bâtiment, sous un porche, lorsque sa collègue l’interpelle. «Elle a affirmé qu’un terroriste se trouvait dans l’enceinte, armé d’un couteau et qu’il venait de poignarder plusieurs collègues». Il aperçoit alors le tueur. «Il tenait dans sa main droite un couteau de cuisine avec une grande lame pleine de sang. (…) C’est alors que l’assaillant m’a regardé fixement et je lui ai ordonné une première fois à voix haute : 'Police, pose ton arme'».

Celui-ci ne s’exécute pas et continue d’avancer dans la cour, «doucement», à «petit pas». Son bras droit était «à l’horizontale, la pointe du couteau dirigée vers moi». L’homme s’arrête alors un moment. «Je regardais ses jambes et il s’est soudainement mis à courir dans ma direction», décrit le gardien de la paix.

Il tire alors une première fois et touche Mickaël Harpon au torse. «Malgré cette blessure, (il) a continué sa progression avec détermination». Le jeune homme décide alors de «tirer une seconde fois pour le stopper». L’assaillant s’écroule. «Je regardais partout pour savoir si cet homme avait d’éventuels complices dans la cour», raconte le policier.

Un comportement exemplaire, qui lui vaut de recevoir prochainement la Légion d’honneur. Le jeune policier avait demandé à ne pas être décoré lors de la cérémonie d’hommages à ses quatre collègues tués jeudi dernier.

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