Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Coronavirus : pourquoi les transports en commun ne seraient pas des lieux de contamination

Les mesures prises dans les transports en commun, en particulier le port du masque obligatoire, sont efficaces pour éviter la propagation du coronavirus, a assuré Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué aux Transports, ce mardi 6 octobre.

A l'issue d'une réunion avec la RATP et la SNCF, le ministre a tenu à rassurer les voyageurs, martelant que les transports en commun ne sont «pas un lieu de contamination», en particulier grâce au «protocole sanitaire extrêmement strict». Un constat partagé par Valérie Pécresse, la présidente de la région et d'Ile-de-France Mobilités, qui avait déjà assuré que «prendre le métro en Ile-de-France était plus sûr que d'utiliser sa voiture personnelle».

LEs règles sanitaires respectées

«Les lieux de contamination les plus importants sont les lieux clos où les gens ne portent pas le masque», a souligné Jean-Baptiste Djebbari. Or, selon lui, cette protection est «très bien porté» dans les transports en commun selon lui. Pour preuve, depuis le déconfinement, environ 15.000 procès-verbaux pour non-port du masque ont été dressés à la RATP et 8.000 à la SNCF. Pour avoir un ordre d'idée, plusieurs millions de personnes transitent chaque jour sur le réseau de la RATP.

De plus, le virus a moins de chance de se propager dans les trains ou les bus que dans d'autres lieux de rassemblement, compte tenu du comportement des usagers. Ils y passent en effet peu de temps (rarement plus d'une heure), ne pratiquent pas d'activité physique, discutent peu et ne retirent pas leur masque pour manger. 

Une désinfection minutieuse

C'est l'arme fatale de la RATP et de la SNCF pour garantir la salubrité de leurs équipements : la désinfection par nébulisation. La nuit, une fois le service terminé, l'intérieur des RER, métros, trams et bus est en effet aspergé d'un spray efficace contre tout type de virus, Covid, grippe ou gastro.

En outre, les véhicules sont entièrement nettoyés plusieurs fois par jour avec des produits virucides par des agents.

des incidents mieux gérés

Concernant les récentes images de foule agglutinée publiée sur les réseaux sociaux, Jean-Baptiste Djebbari a tenu à minimiser leur fréquence, soulignant qu'il ne s'agit que «de dysfonctionnements» ponctuels. Et pour y remédier, Catherine Guillouard, la PDG de la RATP, a annoncé ce mardi qu'une «task force de 150 personnes» allait être mise en place. Celle-ci sera chargée d'intervenir «en moins d'une heure en cas d'incident sur le réseau».

Plus largement, le ministre des transports a rappelé que la fréquentation actuelle dans les transports franciliens est réduite à 65 % de la normale (soit environ 8 millions de voyageurs), alors que 100 % des trains circulent. De quoi mieux répartir les usagers.

Une étude britannique publiée en août avait conclu que seulement 1 % des «super-propagations», soit lorsqu'un petit rassemblement de personnes conduit à un grand nombre d’infections, trouvaient leur origine dans les transports publics.

Retrouvez toute l'actualité liée au Coronavirus ICI

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités