Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Procès des sondages de l'Elysée : Nicolas Sarkozy juge sa convocation «inconstitutionnelle» et fait valoir son droit au silence

Nicolas Sarkozy s'est déplacé au tribunal mais n'a pas répondu aux questions des juges sur le fond. [Bertrand GUAY / AFP]

Convoqué ce mardi au procès des sondages de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a refusé de répondre sur le fond aux questions du tribunal, invoquant son immunité présidentielle.

L'ancien chef de l'Etat a jugé «parfaitement anticonstitutionnelle» et «totalement disproportionnée» la décision du tribunal de Paris de le contraindre à témoigner au procès de ses anciens proches, parmi lesquels l'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, ou son ex-conseiller Patrick Buisson.

«C'est un principe essentiel des démocraties qui s'appelle la séparation des pouvoirs et comme président de la République, je n'ai pas à rendre compte de l'organisation de mon cabinet ou de la façon dont j'ai exercé mon mandat», a-t-il lancé. Entendu comme simple témoin, Nicolas Sarkozy a donc fait valoir son droit au silence, comme la loi l'y autorise.

Protégé par la Constitution, l'ancien chef de l'Etat n'a jamais été poursuivi, ni entendu à propos des soupçons de favoritisme et de détournement de fonds publics sur lesquels s'expliquent depuis le 18 octobre ses anciens collaborateurs.

Une comparution comme témoin inattendue

Mais à la surprise générale, le 19 octobre, le président de la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a ordonné sa comparution comme témoin, au besoin «par la force publique», estimant son audition «nécessaire à la manifestation de la vérité».

Cité à comparaître par l'association Anticor, partie civile, Nicolas Sarkozy avait initialement fait savoir dans un courrier qu'il n'entendait pas venir, comme il l'avait déjà fait pendant l'instruction.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités