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Législatives 2022 : les 5 enseignements du scrutin

Emmanuel Macron n'a pas obtenu la majorité absolue à l'Assemblée. Emmanuel Macron n'a pas obtenu la majorité absolue à l'Assemblée. [Denis Charlet / Emmanuel DUNAND / Bertrand GUAY / AFP]

Après des semaines de campagne, où trois principaux groupes se sont affrontés, les Français ont placé en tête les soutiens d’Emmanuel Macron, sans toutefois lui octroyer la majorité absolue. CNEWS revient sur cinq enseignements à retenir du scrutin.

Ensemble échoue à obtenir la majorité absolue

C'est la douche froide pour Ensemble, qui n'obtient pas de majorité absolue. Avec entre 230 et 250 sièges, selon les estimations de l’institut OpinionWay pour CNEWS, la majorité présidentielle se trouve bien loin des 289 députés pour pouvoir gouverner en toute tranquillité.

Pourtant, en 2017, La République en Marche avait obtenu 308 sièges, et le Modem 42, portant la majorité présidentielle à 350 sièges.

Un désaveu pour Emmanuel Macron, qui devra composer avec d’autres formations politiques, puisqu’il lui manquerait entre 59 et 39 sièges pour pouvoir faire approuver ses textes.

Plusieurs ministres du gouvernement ou ténors de la majorité présidentielle ont par ailleurs échoué à se faire élire, et devront donc abandonner leur poste, notamment la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon, ou le président du groupe LREM à l'Assemblée Christophe Castaner.

La Nupes s’impose comme première force d’opposition

Si Jean-Luc Mélenchon n’a pas réussi son pari de devenir Premier ministre, l’Insoumis est toutefois parvenu à rassembler une grande partie des formations de gauche derrière lui pour créer un important groupe d’opposition. La Nupes, Nouvelle union populaire, écologique et sociale, qui regroupe La France insoumise, Europe Ecologie – Les Verts, le Parti socialiste et le Parti communiste, devrait remporter entre 150 et 170 sièges à l’Assemblée.

A l’issue du second tour en 2017, ces quatre formations, qui s’étaient présentées séparément, n'en avaient récolté au total qu'une soixantaine.

La Nupes devance désormais très largement Les Républicains, qui représentaient le premier groupe d’opposition sous la précédente législature.

Le chef des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a estimé ce dimanche soir que «la déroute du parti présidentiel» était «totale». Sandrine Rousseau, candidate Nupes dans la 9e circonscription de Paris, s'est réjouie d'un résultat «tout à fait historique» pour la gauche.

Un «tsunami» pour le Rassemblement national

Un véritable triomphe. Le parti de Marine Le Pen parvient, pour la première fois depuis 1986, à constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. En effet, malgré les très bons résultats de Marine Le Pen aux précédentes élections présidentielles, se qualifiant par deux fois au second tour, le Rassemblement national (ex-Front national) n’était pas parvenu à obtenir plus de 15 sièges au parlement depuis plus de trente ans.

Non seulement RN devient un groupe, mais le parti sort triomphant avec entre 87 et 97 députés, alors qu’il n’en avait fait élire que huit lors des précédentes législatives.

En multipliant par plus de dix son nombre de députés sans aucune alliance, le Rassemblement national enterre un peu plus le parti d’Eric Zemmour, Reconquête, avec qui il avait refusé de s’allier alors que l’ancien polémiste d’extrême droite réclamait une coalition de la droite.

Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement national, a salué un véritable «tsunami» pour le RN. Marine Le Pen a quant à elle affirmé que le RN constituerait «une opposition ferme» et «respectueuse des institutions».

Les Républicains à la peine

C’est la dégringolade pour Les Républicains. Ceux qui avaient obtenu 112 sièges en 2017 se retrouvent entre 73 et 77 députés à l’issue de ce second tour des élections législatives. Une défaite de plus, après les résultats catastrophiques de la candidate LR à l’élection présidentielle, Valérie Pécresse, qui n’avait obtenu que 4,78% des voix. Le groupe Les Républicains à l’Assemblée est désormais moins important que celui du Rassemblement national.

Pour autant, Emmanuel Macron ayant échoué à obtenir 289 sièges, lui garantissant la majorité absolue au Palais Bourbon, Les Républicains pourraient jouer un rôle décisif. En effet, la majorité présidentielle pourrait compter sur des voix à sa droite afin de gouverner comme elle le souhaite.

Alors que plusieurs ministres ont échoué à se faire élire, les obligeant à abandonner leur poste comme l’avait exigé Emmanuel Macron, la Première ministre Elisabeth Borne pourrait choisir de nommer à leur place des figures de la droite afin de consolider sa majorité relative et rendre possible le vote des textes présentés par le gouvernement.

Par ailleurs, selon le sondage OpinionWay pour CNEWS réalisé ce dimanche, 44% des personnes inscrites sur les listes électorales souhaitent que Les Républicains soutiennent le gouvernement, et ils sont 84% parmi les électeurs d'Ensemble.

Le Président des Républicains, Christian Jacob, a cependant d'ores et déjà écarté toute alliance avec la majorité présidentielle, et a assuré que son parti resterait «dans l'opposition».

L’abstention recule légèrement

Le second tour de ces élections législatives reste marqué par une forte abstention, de l'ordre de 53,5%, selon l'estimation d'OpinionWay. Elle est en légère hausse par rapport au premier tour (52,5%).

L'abstention a toutefois reculé par rapport aux précédents seconds tours des législatives. Depuis 2002, elle n'avait fait qu'augmenter à chaque élection, atteignant un véritable record en 2017, avec 57,36%.

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