Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin doit dresser ce mercredi 1er mars, en compagnie d’Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, et de Gabriel Attal, ministre chargé des Comptes publics, le bilan 2022 de la lutte contre les drogues.
La place Beauvau s’apprête à dévoiler ses chiffres. Ce mercredi 1er mars, Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti et Gabriel Attal, respectivement ministres de l’Intérieur, de la Justice, et des Comptes publics, vont présenter le bilan 2022 de la lutte contre les drogues.
Au début du mois de février, le ministère de l’Intérieur avait déjà dévoilé une première partie de son rapport. Le document avait d’ailleurs révélé une hausse des délits pour usage ou trafic de stupéfiants.
Selon les chiffres officiels, 249.800 crimes et délits pour usage de stupéfiants ont été recensés l'an dernier. Concernant le trafic, le ministère de l'Intérieur a dénombré 48.300 crimes et délits en 2022.
Vers un durcissement des contrôles
Cette hausse peut s’expliquer par l’instauration de l’amende forfaitaire délictuelle en cas de consommation de stupéfiants, entrée en vigueur en septembre 2021.
Le ministère de l’Intérieur n’a cependant pas l’intention de s’arrêter là. En effet, à la suite de «l’affaire Pierre Palmade», testé positif à la cocaïne au moment de son accident le 10 février dernier, Gérald Darmanin a annoncé vouloir s’attaquer à la consommation de drogue au volant.
Le locataire de Beauvau s’est dit favorable au durcissement des sanctions pour les personnes conduisant sous stupéfiants. «Je propose le retrait des douze points du permis de conduire pour toute personne qui conduit alors qu’elle a consommé de la drogue», a-t-il déclaré au JDD le 19 février dernier.
Ce dernier s’est également agacé de voir la cocaïne «présentée» comme une drogue «récréative». «Il n’existe pas de drogue récréative : il n’y a que des drogues mortelles. Environ 600 personnes meurent chaque année dans des accidents de la route liés aux stupéfiants», a-t-il déploré.
Une surveillance accrue vers la Belgique
Au-delà de la lutte contre les drogues en France, le gouvernement porte une attention toute particulière vers la Belgique. Au fil des années, le plat pays est devenu la porte d’entrée de la cocaïne en Europe. Pour remédier à cette triste expansion, le gouvernement belge a présenté le 16 février dernier une série de mesures pour renforcer la lutte contre «la mafia de la drogue».
En 2022, les douanes belges ont saisi dans le port d’Anvers près de 110 tonnes de cocaïne, un nouveau record. En réponse, le gouvernement a annoncé la nomination d’un «Commissaire national aux drogues», chargé de coordonner la lutte contre la criminalité liée à la drogue.
