Lors de la marche féministe du samedi 25 novembre à Paris contre les violences sexistes et sexuelles, un cortège de soutien aux femmes israéliennes a été pris à partie par des manifestants antifascistes, a témoigné une des membres du cortège sur CNEWS.
«Voilà où on en est», déplore Sarah Aizenman, l’organisatrice du cortège de soutien aux femmes israéliennes victimes des viols du Hamas. Présent lors de la manifestation du samedi 25 novembre à Paris, le groupe de personnes a été pris à partie dès leur arrivée.
«Dix minutes après notre arrivée, on a été agressés par des antifas. À ce moment, il y a quatre cars de CRS qui nous ont été dédiés, qui nous parqués jusqu’à la Nation», s’est-elle souvenue.
La porte-parole du collectif Nous Vivons, Sarah, sur le retrait imposé de leur cortège lors de la marche contre les violences faites aux femmes : «Dix minutes après notre arrivée, on a été agressées par les antifas», dans #MidiNewsWEpic.twitter.com/Vy0CFAFUGF
— CNEWS (@CNEWS) November 26, 2023
Elle indique toutefois ne rien reprocher aux CRS : «Ils nous ont protégés», a-t-elle ajouté.
Le cortège forcé de marcher à l'arrière
Le cortège a alors été contraint d’avancer en s’arrêtant tous les 20 mètres, avec un mot d’ordre : laisser partir l’intégralité du cortège et partir en dernier, pour des raisons de sécurité.
«Nous on considérait que nos intérêts convergeaient, on n’avait qu’une ambition, c’était d’atteindre la place de la République, et de dénoncer les violences faites à toutes les femmes», a confié Sarah Aizenman dimanche 26 novembre à CNEWS.
La militante déplore une «indignation sélective» de la part des organisations féministes concernant les violences sexuelles commises à l’encontre des femmes israéliennes prises en otages par le Hamas : «Est-ce que le Hamas aurait un permis de violer ?», a-t-elle interrogé.
«Depuis le 7 octobre, on doit sortir de nos bureaux et de nos familles pour battre le pavé et porter des messages dont ces associations et ces leaders d’opinions auraient dû se saisir», s’est-elle indignée.
![«Nous ne voulons plus compter les mortes» ont scandé les milliers de personnes réunies ce samedi à Paris et dans plusieurs grandes villes de France. [Geoffroy Van der Hasselt / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_344v9pw-taille1200_65622ff40d99e_0.jpg?itok=_Mybu-H8)