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Journée nationale contre le sexisme : ces 10 actes que vous pouvez dénoncer si vous êtes victime ou témoin

Certains comportements sexistes sont considérés comme des délits depuis le 1er avril 2023. [© Thibaud MORITZ / AFP]

À l'occasion de la journée nationale contre le sexisme ce samedi 25 janvier, il est important de rappeler que depuis près de deux ans, l'outrage sexiste n'est plus considéré comme une contravention mais comme un délit. Voici 10 actes que vous pouvez dénoncer. 

La lutte contre le sexisme, c'est toute l'année. Si les remarques et caractères inappropriés sont devenus une habitude dans le quotidien des victimes du sexisme, certains comportements sont considérés comme des délits depuis le 1er avril 2023. Pour contribuer à renforcer l'égalité entre les femmes et les hommes, l'outrage sexiste est désormais puni par la loi.

Les stéréotypes de genre

Critiquer une femme parce qu'elle ne serait pas «féminine» ou un homme parce qu'il manque de «virilité» sont des stéréotypes de genre et sont des propos considérés comme des «agissements sexistes» car ils perpétuent l'idée que chaque individu doit se conformer à un modèle préétabli en fonction de son sexe, ce qui limite les libertés individuelles et renforce les inégalités. 

Les commentaires humiliants

Porter atteinte à la dignité de quelqu'un en favorisant la création d'un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant par l'intermédiaire d'épithètes en rapport avec le sexe d'un individu ou en faisant des commentaires désobligeants est un agissement sexiste qui peut être dénoncé auprès des autorités. Cela peut se manifester par le biais de commentaires dégradants sur une tenue vestimentaire.

Les «blagues» de manière répétées

Les collègues de travail peuvent parfois être insistants et il arrive aux moins fins d'entre eux d'avoir un humour parfois grossier, susceptible de mettre mal à l'aise le reste de leur équipe. Ainsi, les remarques sur le physique, les plaisanteries graveleuses et les blagues condescendantes sur le genre, sous couvert d'humour, sont considérées comme du sexisme. 

Les gestes dégradants 

Dans certains cas, outrages sexistes sont non-verbaux et prennent la forme de geste ou de bruit. Par exemple un individu qui siffle une personne pour «la complimenter», ou encore quelqu'un qui simule une fellation avec sa main et sa joue dans un lieu public à l'encontre d'une femme qui ne fait pas partie de son cercle privé. 

Les incivilités

Les incivilités à caractère sexistes sont de nature diverses, mais ce sont très majoritairement les femmes qui en sont victimes. Elles prennent la forme d'un manque de respect, direct ou indirect mais toujours visible, dans le but de marquer l'infériorité de son interlocutrice. Par exemple, le fait de couper systématiquement la parole aux femmes ou encore, en milieu professionnel, supposer qu'un homme est forcément le responsable hiérarchique de sa collègue.

Les menaces verbales ou physiques

Tout comportement dangereux qui impose à une victime un propos ou un comportement qui porte atteinte à sa dignité ou qui l'expose à une situation dangereuse à cause de son genre est un outrage sexiste qui peut être puni par la loi. 

Les conduites hostiles

Au travail comme dans certaines situations du quotidien, il est possible d'être victime ou témoin d'un individu ayant une conduite verbale ou une posture corporelle dégageant de l'hostilité envers une personne en raison de son sexe. Par exemple, un responsable qui ne prend pas les compétences de certains salarié.e.s au sérieux en raison de leur genre et qui ne cesse de les humilier. 

Les commentaires essentialistes 

En milieu professionnel, le sentiment de compétences du genre féminin peut parfois être soumis à rude épreuve par des remarques ou des pratiques offensantes. Ce sont les outrages sexistes les plus courant, qui ont la particularité de reproduire des normes de genre en attribuant des caractéristiques supposément féminines à une femme où à toutes les femmes par exemple. Ces mêmes remarques qui vont essayer d'expliquer le comportement de quelqu'un en se basant sur des caractéristiques supposément biologiques. 

Les propositions sexuelles

Les propositions sexuelles à un inconnu dans la rue, dans les transports en commun ou sur le lieu de travail sont considérées comme des outrages sexistes. Il peut même s'agir de harcèlement sexuel si elles sont exercées sous la menace ou la contrainte. 

Être suivi de façon insistante

Une personne qui vous poursuit de manière insistante dans la rue en raison de votre genre est un outrage sexiste. «Aucune attitude, aucune tenue, aucun mot, aucun lieu ne justifient un tel comportement», précise notamment le site internet du gouvernement.

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