L'agence de notation Fitch a décidé de maintenir la note souveraine de la France à AA-, ce vendredi 14 mars. Le pays craignait une dégradation.
La menace est écartée pour cette fois. Ce vendredi 14 mars, l'agence de notation Fitch a maintenu la note souveraine «AA-» de la France, éloignant les craintes d'une dégradation. Cette décision, qui détermine la capacité d'emprunt du pays, était très attendue.
En février, l'Hexagone avait en effet déjà reçu un avertissement de la part d'une autre agence de notation, Standard & Poor's, et la précédente note attribuée par Fitch elle-même, en octobre, avait été assortie d'une perspective négative, signe d'une possible dégradation à venir.
L'abaissement de la note souveraine d'un pays n'est jamais une bonne nouvelle puisqu'il est synonyme d'une moindre solvabilité et donc d'une confiance dégradée de la part des investisseurs institutionnels comme les banques et les assurances.
Une économie «vaste et diversifiée»
La France y échappe cette fois-ci, Fitch ayant estimé que malgré son «dérapage budgétaire» de l'an dernier, le déficit public est passé de 4,4% du PIB en 2023 à 6% du PIB en 2024, le pays conserve une économie «vaste et diversifiée», avec des «institutions fortes et efficaces».
L'agence maintient toutefois la perspective négative attribuée en octobre car le déficit public reste à un niveau élevé. Sa réduction paraît en outre difficile selon elle en raison de l'incertitude politique et de l'absence de majorité du gouvernement Bayrou à l'Assemblée nationale.
Réagissant immédiatement à la nouvelle, le ministère de l'Economie a dit prendre note «de la décision de l’agence Fitch de confirmer la notation française à AA−, témoignant de la très haute qualité de la signature française, et de maintenir sa perspective négative».
Assurant que «la résorption de nos déficits» est une «priorité», Bercy s'est dit «déterminé» à poursuivre l'amélioration des finances publiques «initiée par la loi de finances 2025 et à l’inscrire dans la durée».