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Impôts : Éric Lombard souhaite que la contribution sur les plus hauts revenus soit «pérenne»

Cette mesure «toucherait quelques dizaines de milliers de contribuables», a chiffré Eric Lombard. [REUTERS/Abdul Saboor]

Le ministre de l'Economie Éric Lombard a annoncé ce dimanche «souhaiter» que la contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR) soit «pérenne». Le locataire de Bercy a estimé qu’il s’agit d’un «signal de solidarité nécessaire».

Une mesure de «justice fiscale». Alors que les Français peuvent, depuis jeudi, soumettre leur déclaration de revenus de 2024, les plus riches (aux revenus supérieurs à 250.000 euros par an pour un célibataire et 500.000 euros pour un couple sans enfant) devront aussi s'acquitter en 2025 de la contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR), présentée comme temporaire, qui fixe un taux minimal d'imposition de 20%.

Une contribution qui devrait être «pérenne» selon le ministre de l’Économie, Éric Lombard, qui estime qu’il s’agit «à la fois d'une question de ressources financières», la mesure rapportant deux milliards d’euros par an, mais aussi «d'une question d'équité» car le gouvernement demande «beaucoup d'effort à toutes et à tous». «Ce signal de solidarité me semble nécessaire», a-t-il martelé.

L'impôt exceptionnel sur les grandes entreprises, qui a rapporté huit milliards d'euros, «ne sera pas reconduit», a néanmoins promis le locataire de Bercy. «En revanche, les deux milliards de contribution sur les hauts revenus (...) nous souhaitons y travailler, soit maintenir cette contribution, soit l'améliorer». Cette mesure «toucherait quelques dizaines de milliers de contribuables», a-t-il chiffré.

Pas de retour de l'ISF

Le ministre de l'Economie a toutefois réfuté qu'il s'agirait «d’un retour de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)». Ce n'est «pas du tout» un retour de l'ISF car «il est hors de question de toucher à l'outil de travail (...) et à l'investissement dans les entreprises», a détaillé le ministre qui a en outre rappelé que l'ISF portait «non pas sur les revenus mais sur le patrimoine».

Si 62.500 foyers entraient théoriquement dans le champ de cette nouvelle mesure, une étude préalable publiée sur le site du ministère du Budget estimait que 24.300 foyers en seraient effectivement redevables.

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