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Fin de vie : qui est Olivier Falorni, le rapporteur de la loi sur le droit à l'aide à mourir ?

Olivier Falorni a rejoint le MoDem en 2022. [LUDOVIC MARIN / AFP]

Ce mardi 27 mai, la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir doit être votée à l’Assemblée nationale. À l’origine de cette proposition, Olivier Falorni, un député du groupe MoDem qui a fait de ce droit le combat de sa vie. 

Un texte qui a suscité de nombreux débats. La proposition de loi pour créer un droit à mourir doit être votée ce mardi à l’Assemblée nationale. Une séance clé pour le député de Charente-Maritime Olivier Falorni, rapporteur de cette dernière. 

Issu d'une famille d'origine italienne qui s’est installée à La Rochelle après avoir fui le fascisme, Olivier Falorni est passé par plusieurs familles politiques. En 1999, il a rejoint le Parti socialiste avant de le quitter en 2011, afin de laisser sa place à Ségolène Royal, candidate dans sa circonscription.  

Dès 2012, il a rejoint le groupe des radicaux avant de se diriger vers le parti Libertés et Territoires et enfin, rejoindre le MoDem, parti de François Bayrou, dix ans plus tard. 

Toujours en 2012, Olivier Falorni a été élu à la Chambre basse. Enseignant de formation et diplômé d’histoire, il s’est fait remarqué en 2013, après avoir interpellé Marisol Touraine, alors ministre de la Santé : «La dignité est un droit, elle exige une loi, ici et maintenant», avait-il lancé. 

Lors de cet épisode, le député avait évoqué le décès de sa mère et «la souffrance absolue d'un être cher qui n'en peut plus de ne pas partir». 

Une conviction qui n’a jamais changé 

Âgé de 53 ans, Olivier Falorni a expliqué avoir été sensibilisé au sujet de la fin de vie à 18 ans, lorsqu’il a participé à une conférence du sénateur Henri Caillavet, alors rapporteur de la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse. 

En 1978, ce dernier avoir porté une proposition de loi «relative au droit de vivre sa mort» et avait estimé «que le corps des femmes leur appartenait et que notre mort nous appartient». 

Considéré comme un député qui ne «lâche rien» par le président d'honneur de l'ADMD, Jean-Luc Romero, c’est tout naturellement qu’Olivier Falorni a finalement déposé une proposition de loi ouvrant à une «fin de vie libre et choisie» en 2021. 

Malgré un large soutien, la proposition n’est pas passée face aux milliers d'amendements déposés par Les Républicains

En 2024, Olivier Falorni a pu une nouvelle fois défendre son texte, souhaité cette fois-ci par le président Emmanuel Macron lui-même. Néanmoins, l’examen de ce dernier n'a pas pu aller à son terme en raison de la dissolution. 

C’est donc un peu moins d'un an plus tard que le projet de loi est revenu à l'Assemblée nationale, cette fois-ci sous la forme de deux propositions de loi. 

Une «ultime liberté» 

Tout au long de son combat, Olivier Falorni s’est démené pour adoucir son image de «militant» sans concession de «l'aide à mourir», défendant notamment les «équilibres» issus des différents débats en 2024, l’objectif étant de rallier le plus grand nombre. 

Membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), il a notamment affirmé avoir modéré sa position et a dit se battre «contre le suicide». Selon lui, l'aide à mourir «doit s'inscrire dans un cadre parce qu'elle concerne aussi d'autres personnes» et doit s’apparenter à une «ultime liberté».

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