Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Crise agricole : une nouvelle loi d'urgence adoptée en première lecture à l'Assemblée pour tenter d'éteindre une future gronde

Après deux semaines de débats, les députés sont venus à bout des quelques 1.600 amendements. [Martin LELIEVRE/AFP]

Débattu à l'Assemblée nationale depuis le 19 mai, les députés ont approuvé en première lecture, mardi 2 juin, le projet de loi d'urgence agricole. 

Une première victoire pour le gouvernement. Les députés ont adopté ce mardi le projet de loi d'urgence agricole. Après deux semaines de débats et près de 1.600 amendements, le texte a été voté par 369 voix contre 178. Le projet de loi va désormais être transmis au Sénat, qui l'examinera à partir du 29 juin.

Soutenu sur un volet central concernant l'eau, mais mis en échec sur les mesures relatives au revenu des agriculteurs, le texte est censé répondre à la colère des agriculteurs l'hiver dernier. 

Plusieurs thèmes ont été abordés comme les pesticides, le loup, les vols sur les exploitations, la question des revenus ou encore la souveraineté alimentaire. Le projet de loi a reçu le soutien du Rassemblement national, tandis que la gauche a unanimement voté contre.

«La loi n'a pas achevé son parcours», a souligné la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, comptant notamment sur la chambre haute pour «reprendre à la base» certaines dispositions.

La mise en place des prix planchers

Samedi, la dernière journée de débats a laissé un goût amer à l'exécutif, qui a dû constater l'instauration de «prix planchers» dans les négociations commerciales entre les agriculteurs et les industriels. 

Plusieurs amendements insoumis en ce sens ont été adoptés, avec l'appui du RN. Une «dénaturation» dénoncée par Annie Genevard, qui s'est inquiétée de l'adoption de mesures «profondément préjudiciables à l'intérêt des producteurs eux-mêmes». 

Pour l'exécutif, le bilan reste assez mitigé, notamment après le vote d'un article sur les pesticides. En effet, les députés ont inscrit, via un amendement LFI soutenu par le RN, l'interdiction d'importation de denrées produites avec un pesticide prohibé en France, et non plus prohibé en Europe, comme initialement prévu par le texte. Une disposition contraire au droit européen, selon le gouvernement. Il pourrait aussi compter sur le Sénat pour la corriger.  

Les «victoires» du Rassemblement National

Auprès de l'AFP, le député RN David Magnier a listé les «victoires» obtenues, se disant globalement «satisfait» des modifications apportées au texte, même si «tout n'est pas parfait». 

Il s'est notamment félicité de l'adoption d'un amendement prévoyant une présomption de tir de défense légitime contre un loup en cas «d'attaque imminente» contre un troupeau.

Petit succès pour le gouvernement en revanche, avec l'adoption d'une mesure clivante lui permettant de légiférer par ordonnance pour alléger les contraintes administratives pesant sur les bâtiments d'élevage, afin de faciliter par exemple des agrandissements.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités