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«Gabegies d’argent public», «projet grotesque et hideux»… Le futur pavillon d'accueil de l’Assemblée nationale fait polémique

Les colonnades de verre doivent représenter la transparence. [Capture X @pierre_arts]

Un projet architectural décrié pour son esthétique mais aussi son coût très élevé. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, est au cœur d’une polémique depuis le dévoilement des photos d’une nouvelle façade en verre prévue pour 2028.

Une opposition très forte au projet. L’Assemblée nationale doit se doter d’un nouveau bâtiment accolé aux colonnades prévu pour 2028. Les projections de ce dernier ont été présentées ce week-end et sont, pour le moment, loin de faire l’unanimité.

A l’initiative de la présidente Yaël Braun-Pivet et approuvé à l’unanimité par le bureau de l’Assemblée nationale, ce nouveau pavillon d’accueil aura une superficie de plus de 4.000 mètres carrés et présentera sur sa devanture des colonnades en verre pour illustrer la «transparence» des législateurs.

Dans le document présentant le projet, l’Assemblée nationale a précisé que «ce nouvel accueil, qui respectera l’identité du site et les dimensions du pavillon actuel, s’ouvrira sur la ville et mettra en valeur l’emblématique colonnade, comme un message de bienvenue».

Le monde du patrimoine en ébullition

Pourtant, si les porteurs du projet semblent satisfaits des projections, ce n’est pas le cas d’un grand nombre d’élus et d’associations. Sur X, le député RN, Jean-Philippe Tanguy, a dénoncé «des gabegies d’argent public qui défigurent notre patrimoine», déplorant un saccage de «l’architecture aux frais des contribuables».

En effet, ces travaux de grande ampleur vont avoir un coût financier élevé dont le montant exact n’est pas connu, le député RN Matthias Renault avançant la somme de 50 millions d’euros, alors que de son côté, l’association Sites&Monuments (SPPEF) dénonce une «bagatelle de 35,6 millions».

Outre la levée de boucliers de certains politiques, les associations de protection du patrimoine ont dénoncé «un projet grotesque et hideux». La Tribune de l’Art a de son côté largement ironisé sur l’opacité du projet pourtant voué à louer la transparence.

Les associations et les historiens de l'Art, parmi lesquels, Pierre Jacky, ont été nombreuses à prendre à partie la ministre de la Culture, Rachida Dati mais aussi Stéphane Bern qui avait été chargé par Emmanuel Macron d’une mission de sauvegarde du patrimoine.  

Une demande de permis de construire a été déposée le 16 juin dernier et les travaux pourront démarrer une fois cette dernière accordée à la condition qu’aucun recours ne soit déposé, ce qui semble à ce stade hautement improbable.

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