Les Républicains ont déjà choisi Julien Bony pour les prochaines élections municipales de 2026 de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Le candidat, membre de l’opposition, sera opposé notamment à Olivier Bianchi, maire depuis 2014 de la ville, sous étiquette socialiste depuis 1944.
Un bastion de gauche. Alors que les élections municipales se tiendront en mars 2026, les formations politiques sont déjà en ordre de marche. En effet, le maire socialiste sortant, Olivier Bianchi, en place depuis 2014, a fait part de sa volonté de se représenter.
Pour lui faire face, Les Républicains ont désigné Julien Bony. Âgé de 45 ans, ce cadre commercial, membre de l’opposition municipale depuis cinq se présente à ce scrutin pour la première fois.
S’il n’a pas dévoilé l’entièreté de son programme, Julien Bony a déjà esquissé les bribes de son projet à la mairie de Clermont-Ferrand, sous le pavillon socialiste depuis 1944. Lors de rendez-vous avec des électeurs potentiels, celui-ci a appelé au renfort de mesures contre l’insécurité, ou encore la redynamisation des commerces et du centre-ville.
Une mission pour la droite
Citadelle de gauche, la victoire à Clermont-Ferrand est une mission périlleuse pour la droite. De grandes personnalités politiques ont d’ailleurs échoué.
En effet, en 1995, l’ancien chef de l’Etat, Valéry Giscard d’Estaing avait échoué lors des élections municipales. En 2008, l’ancien ministre Brice Hortefeux avait, lui, retiré sa candidature.
Lors des deux précédentes échéances, la droite a également échoué contre Olivier Bianchi. Un édile que Julien Bony connaît bien, pour avoir occupé le poste de directeur de campagne, en 2020, de Jean-Pierre Brenas, le candidat LR.
Un territoire clairsemé politiquement
La ville de Clermont-Ferrand est lorgnée par de nombreuses formations politiques. A l'échelle nationale, les trois circonscriptions qui composent le chef-lieu du Puy-de-Dôme sont représentées par Marianne Maximi, députée LFI, potentielle candidate aux municipales, Delphine Lingemann, élue du MoDem, et Nicolas Bonnet, parlementaire écologiste.
Cette ville importante de la région Auvergne-Rhône-Alpes, fief de Laurent Wauquiez, aujourd’hui président de la droite républicaine à l’Assemblée nationale, a également été divisée lors de la précédente présidentielle.
En effet, au premier tour, Jean-Luc Mélenchon a obtenu 31% des suffrages, devant Emmanuel Macron (28%) et Marine Le Pen (14%). Au second tour, le chef de l’Etat l’avait emporté largement, récoltant 71% des voix.
Le camp d’Emmanuel Macron devrait d’ailleurs lui aussi présenter un candidat à Clermont-Ferrand.