La session parlementaire extraordinaire convoquée en juin dernier par Emmanuel Macron prend fin ce vendredi. Une pause pour les députés qui va mettre François Bayrou et son gouvernement à l’abri de la censure.
Le Premier ministre va pouvoir souffler. Ce vendredi 11 juillet se termine la session parlementaire extraordinaire. Les députés vont reprendre le chemin de leur circonscription pour la césure estivale. Une pause qui va protéger François Bayrou d’une éventuelle motion de censure. Mais pour combien de temps ?
Le répit du gouvernement de François Bayrou ne sera que de courte durée. En effet, les députés reprendront le chemin de l’Hémicycle dès le mercredi 1er octobre, la session parlementaire ordinaire débutant le premier jour ouvré du mois d’octobre conformément à la Constitution.
Et cette nouvelle session parlementaire va commencer en grande pompe avec l’examen du projet de loi de finances pour 2026, c’est-à-dire le budget pour le pays. Un examen périlleux puisque les partis du Nouveau Front populaire n’hésiteront pas à déposer de multiples motions de censure à l’encontre du Premier ministre si le texte ne répond pas à leurs exigences.
Le danger du Rassemblement national
Si François Bayrou et ses ministres étaient jusqu’ici relativement en sécurité, le RN et ses alliés refusant de censurer le gouvernement, le vent pourrait tourner durant l’examen du Budget pour 2026.
En effet, le président du RN, Jordan Bardella, a indiqué que son parti «ne s’interdit rien» en ce qui concerne la censure du Premier ministre. Une position soutenue par le député Sébastien Chenu. «Le rendez-vous de la censure, c’est à l’automne, c’est au moment du budget. François Bayrou, son tour viendra», a-t-il expliqué.
Ainsi, si le Premier ministre veut se maintenir à Matignon et éviter le sort qui a frappé son prédécesseur en décembre 2024, il devra s’assurer du soutien de la gauche ou de l’extrême droite.