Une jeune femme poignardée pour son portable dans le 7e arrondissement de Paris, pointe «des comportements de sauvages» et dénonce une poussée de violence alarmante en France.
Une nuit d'horreur. Dans la soirée du samedi 12 juillet, une Parisienne de 27 ans a été violemment agressée à l'arme blanche par deux personnes qui cherchaient à dérober son téléphone portable dans la rue de Sèvres, située dans le 7e arrondissement de la capitale. Les coups de couteau auraient pu être mortels, la lame ayant frôlé le cœur.
Les faits se sont déroulés vers 23 heures alors que la victime rentrait à pied chez elle dans le 15e arrondissement après avoir dîné avec un ami dans le quartier du Marais, en passant par Châtelet et la place Saint-Michel. «En tant que femme, je suis habituée à être vigilante à Paris, la nuit et même de manière générale. J’ai toujours le réflexe de jeter des petits coups d'œil derrière moi quand je rentre», a-t-elle confié à nos confrères du Figaro.
Ce soir-là, au niveau du 74 rue de Sèvres, deux jeunes hommes en jogging et capuche, dissimulant leur visage, âgés d'une vingtaine d'années selon elle, lui ont barré la route et exigé son téléphone, malgré plusieurs rues et terrasses bondées.
Des nerfs du bras touchés
Plaquée contre un mur, elle s'est accrochée à l'appareil tout en criant, alertant des passants et faisant fuir ses assaillants. Toutefois, la jeune femme a découvert une lame d'une dizaine de centimètres, sans le manche, plantée dans le haut de son bras. Elle présentait également deux autres blessures, l'une d'elles située sous l'aisselle gauche, près de la poitrine et du cœur.
Transportée par la police à l'hôpital Cochin, elle a reçu cinq points de suture et souffre d'une mobilité réduite du bras en raison de nerfs touchés. «Je suis un peu en été de sidération. Je ne me sens plus en sécurité. Je n'ai plus envie de sortir seule et encore moins la nuit», a-t-elle déclaré.
«Aujourd'hui, on peut tomber sur des gens qui vous attaquent pour un mot ou un regard. Ce sont des comportements de sauvages», a ajouté la victime, qui a déposé plainte.
Une enquête pour «extorsion avec arme» a été confiée à la sûreté territoriale de Paris. Aucune arrestation n'a encore eu lieu.