Ce samedi 23 août, la maître des échecs Yosha Iglesias a remporté le championnat de France 2025. Une victoire qui a fait réagir l’autrice Marguerite Stern sur X. En cause, la transidentité de la nouvelle championne.
Âgée de 37 ans, Yosha Iglesias a été sacrée championne de France 2025 d’échecs, ce samedi 23 août. Après un match nul lors de la première partie classique de la finale, la joueuse s’est imposée dans la seconde manche face à Mitra Hejazipour, qui décroche ainsi le titre de vice-championne de France.
Mais cette victoire suscite déjà la polémique. Sur X, l’autrice Marguerite Stern a vivement réagi, écrivant : «La nouvelle “championne” de France des échecs est UN HOMME», en référence à la transidentité de Yosha Iglesias.
Elle poursuit en critiquant le choix de Yosha Iglesias de s’inscrire au tournoi féminin plutôt qu’à la compétition mixte, qui existe également aux échecs. Selon elle, les différences entre les cerveaux dits «féminins» et «masculins» offriraient à la championne un avantage sur ses concurrentes.
🚨 La nouvelle “championne” de France des échecs est UN HOMME.
🎉 Felicitations à “Yosha” qui a eu le culot de s’inscrire dans la compétition féminine plutôt que dans la compétition mixte. Ceci dit, si la loi l’y autorise, pourquoi s’en priver ?
EDIT : Pour rappel, tous nos… pic.twitter.com/zSyM6t6KlB— Marguerite Stern (@Margueritestern) August 23, 2025
«Tous nos organes sont sexués, y compris nos cerveaux. Hommes et femmes ont des capacités cognitives différentes, et il faut croire que celles des hommes les avantagent aux échecs : les tournois mixtes sont ouverts aux deux sexes, mais le top 100 mondial ne compte pas une seule femme», affirme-t-elle.
La FIDE interdit aux joueuses transgenres de concourir dans les tournois féminins
Pour rappel, en août 2023, la Fédération internationale des échecs (FIDE) a décidé d’interdire aux joueuses transgenres, c’est-à-dire des personnes assignées hommes à la naissance et ayant effectué une transition vers le genre féminin, de participer aux tournois féminins. Une mesure prévue pour une durée de deux ans, entrée en vigueur le 21 août 2023. La Fédération française d’échecs, de son côté, a choisi de ne pas appliquer cette règle restrictive.
Officiellement, la FIDE s’est alignée sur la décision de la FINA (Fédération internationale de natation), qui avait, dès 2022, interdit aux nageuses transgenres de concourir avec les femmes cisgenres. Dans le cas de la natation, la justification reposait notamment sur des différences physiques liées à la taille, au poids et à la force musculaire.
Mais aux échecs, la question est différente : aucune donnée scientifique ne prouve qu’une femme ne peut rivaliser avec un homme, contrairement aux affirmations de Marguerite Stern.
L’histoire du jeu en témoigne : la Hongroise Judit Polgár, considérée comme la plus grande joueuse de tous les temps, a battu plusieurs champions masculins de renom. De même, la Chinoise Hou Yifan, actuelle meilleure joueuse mondiale, rappelait que «rivaliser avec les meilleurs hommes est une question de talent et d’opportunités».
Elle précise toutefois qu’elle reste favorable à une séparation entre hommes et femmes aux échecs, estimant que leurs modes de pensée et de réflexion diffèrent, tout comme leur éducation, leur entraînement et leur état d’esprit.