Selon une source parlementaire à CNEWS, le député LIOT Charles de Courson serait prêt à «envisager la fonction de Premier ministre», si François Bayrou se voyait forcé à démissionner après le vote de confiance du 8 septembre prochain.
Alors que le vote de confiance à l’encontre du gouvernement de François Bayrou ne se tiendra que le lundi 8 septembre, quelques noms circulent en cas de démission de l’exécutif actuel.
En effet, selon une source parlementaire à CNEWS, le député LIOT de la Marne Charles de Courson «pourrait envisager d’assumer la fonction de Premier ministre», si l’Assemblée nationale venait à rejeter le vote de confiance.
Une hypothèse évoquée au sein du groupe parlementaire, composé d’élus indépendants et ultramarins, et soutenue par une grande majorité. «Nous sommes beaucoup à penser que Charles de Courson ferait un bon Premier ministre, a déclaré cette même source. C’est un homme prudent, de droite, qui peut parler à la gauche».
Le député, au Palais Bourbon depuis 1993, pourrait cependant fixer quelques conditions, à savoir «qu’une majorité de parlementaire de travail se dégage».
Une opposition «constructive»
Depuis son arrivée à l’Assemblée nationale, Charles de Courson a fait de l’examen du budget une de ses spécialités. L’actuel rapporteur général du budget au Palais Bourbon, depuis 2024, sollicite régulièrement, en compagnie d’Eric Coquerel, président de la Commission des finances, le gouvernement afin de le soumettre à des contrôles.
L’homme âgé de 73 ans s’est d’ailleurs dit opposé aux mesures économiques proposées par François Bayrou.
«Il a toujours dit qu’il ne fallait pas se fixer 40 milliards d’euros d’économie en un bloc, mais plutôt étaler sur deux ou trois ans, pour que cela soit supportable pour tout le monde», a justifié cette même source parlementaire.
Depuis plusieurs législatures, le groupe LIOT, auquel appartient Charles de Courson, a toujours souhaité arborer une ligne «d’opposition constructive», souhaitant respecter le travail parlementaire et le débat, avec les autres groupes comme avec le gouvernement.
Si Charles de Courson ne semble pas opposé à assumer cette fonction de locataire de Matignon, cela devra d’abord passer par le rejet du vote de confiance, le 8 septembre prochain.
Alors que de nombreuses formations politiques ont déjà assuré leur intention de s’opposer à François Bayrou, le poussant ainsi à démissionner, d’autres alternatives pourraient également être discutées. En effet, le nom de Sébastien Lecornu, l’actuel ministre des Armées, est souvent cité, au même titre qu’une éventuelle dissolution, souhaitée par plusieurs partis.