Ce lundi 1er septembre, une partie du plan présenté par François Bayrou pour lutter contre les déserts médicaux entre en vigueur : 151 zones rouges bénéficieront désormais du soutien de médecins généralistes.
En 2024, près de 6 millions de Français n’avaient pas de médecin traitant, une situation alarmante qui a poussé le gouvernement de François Bayrou à proposer, en avril 2025, un plan pour lutter contre les déserts médicaux.
Ce plan prévoyait notamment une «mission de solidarité territoriale obligatoire», imposant à tous les médecins exerçant dans des zones déjà bien pourvues de se déplacer jusqu’à deux jours par mois dans des zones prioritaires en forte pénurie de soignants.
En juin 2025, le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a dévoilé la liste des 151 zones prioritaires, dites «rouges», couvrant principalement le centre et le sud-ouest de la France.
Le découpage du ministère de la Santé est le fruit d'un travail «réalisé avec les préfets, les agences régionales de santé, les élus locaux, et également les professionnels de santé, pour identifier les secteurs particulièrement désertiques», a-til détaillé.
Un dispositif «à Roder»
Concrètement, ces zones en tension bénéficieront désormais du renfort volontaire de médecins généralistes deux jours par mois, en appui aux praticiens déjà installés. La mesure entre en application dès ce 1er septembre 2025.
«On va inciter les médecins, et ensuite, il faudra aussi roder le système, trouver les lieux adaptés, les maisons médicales, les bureaux disponibles pour accueillir les patients», a précisé le ministre de la Santé.