Safine Hamadi, un steamer Kick pointé du doigt comme étant l'un des deux principaux auteurs des humiliations infligées à Jean Pormanove, décédé le 18 août, s'est défendu sur RTL, affirmant que «tout était consenti».
Deux semaines après la mort polémique du streamer Raphaël Graven, alias Jean Pormanove, Safine Hamadi brise le silence. Le jeune homme, pointé du doigt comme étant l’un des auteurs des violences et humiliations subies par Jean Pormanove, s’est défendu ce lundi matin au micro de RTL, affirmant que «tout était consenti» pendant les directs sur la plate-forme Kick.
Ainsi, selon lui, les violences infligées à Jean Pormanove (ou JP) faisaient partie d’un «jeu». «Je ne l'ai pas fait malgré lui. On était d'accord, c'était consenti entre lui et moi. Jamais je ne me serais permis de faire du mal gratuit à JP», a-t-il martelé.
La question du consentement de Jean Pormanove a en effet longuement débattue : une enquête, ouverte en décembre 2024 et actuellement toujours en cours, s’était penchée sur la possibilité d’un cas d’abus de faiblesse.
«C’était lui le plus libre, il pouvait partir quand il voulait, il pouvait ne pas partir, il avait le droit de dire non, il pouvait faire ce qu’il voulait», a assuré Safine Hamadi, réfutant donc les accusations d'une emprise psychologique. «Il n’était pas diminué, parce que je vois des gens qui disent qu’il est handicapé, il n’est pas du tout handicapé (...) Entre nous tous, c'était lui le plus fort mentalement et de très loin».
Le «buzz» avant tout
Ce qu’ils cherchaient tous, selon Safine Hamadi, c’est le «buzz», des directs «spectaculaires» : «On ne se faisait pas vraiment mal (...) Les réactions de JP étaient poussées pour que les gens reprennent les vidéos, pour qu’ils parlent de nous...».
Jean Pormanove était effectivement très suivi sur la plate-forme de streaming Kick, où il comptait plus de 190.000 abonnés. Le soir du décès du quadragénaire, le trio avait récolté plus de 36.000 euros, grâce à des dons de spectateurs.
Ces dons étaient envoyés dans le but d’entraîner différentes humiliations contre Jean Pormanove : gifles, tirs de paintball, étranglements... Pourtant, Safine Hamadi, 23 ans, soutien aujourd’hui que certaines de ces violences étaient simulées, précisant en même temps que certaines claques étaient réelles : «C'est impossible de tout simuler, mais tout était consenti», a-t-il répété.
«Il se plaignait toujours»
«Je regrette ne pas avoir été un vrai ami», a poursuivi Safine Hamadi, déplorant ne pas avoir «poussé» Jean Pormanove à «aller consulter» ou «voir des médecins». «Physiquement, il se plaignait toujours. Mais on le poussait à aller voir un médecin, à aller le consulter. Ça ne l'intéressait pas», a-t-il avancé.
Lorsque Jean Pormanove est décédé en plein direct, sur Kick, Safine Hamidi n’était pas sur place. «Ça faisait déjà trois, quatre jours que je n’y étais pas allé. Et je me suis levé le matin, j’avais reçu des messages des abonnés qui disaient qu'il s'était passé quelque chose, personne ne savait encore. Je n'ai fait qu'appeler, appeler, personne n'a voulu me répondre. À un moment, Owen m'appelle en pleurs. C'est là que j'ai compris que JP était mort», a-t-il raconté.
Le streamer est décédé après 12 jours de direct. Une autopsie, révélé le jeudi 21 août, a détaillé que «les causes probables du décès apparaissent d'origine médicale et/ou toxicologique», écartant pour l’instant toute «origine traumatique» en lien «avec l’intervention d’un tiers». L’examen a néanmoins montré l'existence de quelques ecchymoses et lésions cicatrisées. L’enquête est toujours en cours.