Soupçonnées d’avoir enlevé un jeune Suisse dans une possible affaire liée aux cryptomonnaies, sept personnes sont en garde à vue ce jeudi. La victime a été libérée dimanche à Valence (Drôme) lors d’une opération de la gendarmerie mobilisant 150 militaires.
L'heure est désormais à l'enquête. Sept personnes sont en garde à vue ce jeudi dans une affaire sur l'enlèvement et la séquestration, vraisemblablement en lien avec les cryptomonnaies, d'un jeune Suisse, libéré dimanche à Valence lors d'une opération de la gendarmerie, a-t-on appris de source proche du dossier.
Les suspects doivent être présentés dans la journée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon, selon la même source, confirmant une information du Dauphiné libéré. Aucun détail n'a été donné sur la durée de la séquestration du jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années.
Cette opération a mobilisé 150 militaires de la gendarmerie de la Drôme, de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la gendarmerie nationale, de la section de recherches de Grenoble et du GIGN. Selon le Dauphine libéré, le jeune homme a été retrouvé ligoté dans une habitation près de la gare TGV de Valence.
Une série noire depuis janvier
Toujours selon le quotidien régional, le GIGN est également intervenu dans un snack-bar de Valence mardi. Ces derniers mois, plusieurs enlèvements et tentatives d'enlèvements liés au milieu des cryptomonnaies se sont succédé.
Cette série noire avait commencé début janvier: un homme de 56 ans avait été retrouvé dans le coffre d'une voiture près du Mans (Sarthe), à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile situé dans l'Ain. Selon plusieurs médias, il s'agissait du père d'un influenceur en cryptomonnaies basé à Dubaï, qui publie régulièrement des vidéos sur ses gains.
Puis fin janvier le cofondateur de Ledger, David Balland, et sa compagne avaient été kidnappés à leur domicile dans le Cher. M. Balland, qui a eu un doigt coupé, a été libéré lors d'une opération policière et sa compagne retrouvée ligotée dans un véhicule.
A Paris, le 1er mai, dans le 14e arrondissement, c'est le père d'un homme gérant une société spécialisée en cryptomonnaies basée à Malte, qui avait été enlevé par quatre hommes cagoulés.
La victime, à qui les ravisseurs avaient coupé un doigt et pour laquelle une rançon de plusieurs millions d'euros avait été réclamée, avait été libérée 58 heures plus tard lors d'un assaut de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention) dans un pavillon de l'Essonne où elle était séquestrée.
Quelques jours plus tard, le 13 mai, une vidéo, devenue virale, avait capté la tentative d'enlèvement de la fille et du petit-fils du PDG de la société de cryptomonnaie Paymium.