Le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau a dénoncé la réduction des remises sur les médicaments génériques, enclenché par un décret. Pressenti pour rester en poste, le président des LR appelle le futur gouvernement à revenir sur cette décision.
Une mesure inacceptable pour le président des Républicains. Ce vendredi, Bruno Retailleau a pointé du doigt la réduction des remises sur les médicaments génériques. En effet, selon décret paru au journal officiel le 4 août, actif depuis le 1er septembre, ces remises sont plafonnées à 30% maximum du prix du générique, contre 40% auparavant.
Alors que d’autres baisses successives sont programmées pour atteindre 20% en 2027, le ministre de l’Intérieur démissionnaire a fustigé un décret qui «fragilise l’équilibre économique des pharmacies, en particulier en milieu rural, dans les zones déjà touchées par les déserts médicaux».
Le décret réduisant les remises sur les médicaments génériques fragilise l’équilibre économique des pharmacies, en particulier en milieu rural, dans les zones déjà touchées par les déserts médicaux. Les pharmacies, essentielles à l’accès aux soins de proximité, vont être…
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) September 12, 2025
Ministre démissionnaire, mais pressenti pour rester dans le gouvernement de Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau a insisté pour que le prochain exécutif «retire ce décret».
Des pharmaciens inquiets
Cette baisse de la remise sur les médicaments génériques avaient suscité une vive colère parmi les professionnels. Le 16 août dernier, neuf pharmacies sur dix étaient fermées dans toute la France.
Sous le slogan «fermer un jour pour ne pas fermer pour toujours», cette action faisait suite à la décision du gouvernement de réduire le plafond.