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Policier agressé à Tourcoing : le Premier ministre Sébastien Lecornu a contacté la victime et l'a assurée «de son entier soutien»

Le chef du gouvernement a notamment apporté son soutien «à tous les collègues des forces de l'ordre» de la victime. [© REUTERS/Gonzalo Fuentes]

Jeudi 11 septembre, un policier de Tourcoing (Nord) a violemment été agressé par cinq individus, identifiés et mis en examens trois jours après son passage à tabac. Ce dimanche 14 septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a contacté la victime pour l'assurer de «son entier soutien», a appris CNEWS. 

Le locataire de Matignon prête main-forte aux agents de la fonction publique. Jeudi 11 septembre, trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Tourcoing intervenaient en fin d'après-midi pour un vol de trottinette, quand l'un d'eux a été agressé par cinq individus. Le passage a tabac, filmé, a été massivement relayé sur les réseaux sociaux. Sidéré par la cruauté des faits, Sébastien Lecornu a contacté la victime, qui s'est vue remettre une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours, a appris CNEWS ce dimanche 14 septembre. 

Le chef du gouvernement a assuré le fonctionnaire «de son entier soutien, à lui et à tous ses collègues des forces de l'ordre». Un élan de solidarité peu surprenant, sachant que le Premier ministre détient un engagement militaire en tant qu'officier de réserve de la Gendarmerie, plus spécifiquement de la réserve opérationnelle de spécialistes, rappelait fièrement le journal L'Essor de la Gendarmerie Nationale vendredi 12 septembre. 

La victime souffre d'un nez cassé et d'une «cloison nasale qu'il va sans doute se faire opérer», expliquait Gérald Darmanin devant le commissariat de Tourcoing au lendemain des faits. Mais le ministre de la Justice démissionnaire assurait que le policier était «plus choqué psychologiquement que physiquement». 

Quatre mineurs parmi les agresseurs

Trois jours après l'attaque du policier, CNEWS a appris de source policière que cinq individus avaient été mis en examen, parmi lesquels quatre mineurs. À la suite de l'ouverture d'une instruction à leur encontre, Gebril S., 19 ans et Aissa S., 17 ans, ont été placés en détention provisoire. 

Trois autres personnes ont été placées sous contrôle judiciaire. Une mesure éducative a notamment été prononcée à l'encontre d'Islam S., un mineur âgé de 15 ans. Elle comprend un module d'insertion et de réparation, une interdiction d'entrer en contact avec les victimes et les autres mis en examen, ainsi qu'une interdiction d'aller et de venir sur la voie publique sans représentants légaux de 19h à 7h du matin. 

Khadija S., une mineure de 15 ans, a l'interdiction de se rendre à Tourcoing et d'entrer en contact avec les victimes et les autres mis en examen, en plus de se soumettre à des soins et à un suivi psychologique. L'adolescente fait également l'objet d'une mesure en foyer éducatif

Le dernier individu placé sous contrôle judiciaire est Sofiane B., âgé de 15 ans. Il a, comme sa complice Khadija S., l'interdiction de se rendre à Tourcoing et de sortir de son domicile entre 18h et 7h du matin. Le jeune homme a l'obligation se présenter aux services désignés par les juges et de pointer toutes les semaines au commissariat, en plus de l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et ses complices, mais aussi de détenir ou porter une arme. Une mesure de placement éducatif a été prise à son encontre. 

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