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Condamnation de Nicolas Sarkozy : «Les attaques et menaces de mort» contre les magistrats «sont inadmissibles», dénonce l'Elysée

Emmanuel Macron a notamment souligné que «L'Etat de droit est le socle de notre démocratie» [REUTERS/Stephanie Lecocq]

Ce dimanche, l’Elysée a dénoncé «les attaques et menaces de mort» survenues à l’encontre des magistrats en charge de l'affaire dite du financement libyen de la compagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, les qualifiant d'«inadmissibles».

Emmanuel Macron hausse le ton. Jeudi 25 septembre, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison avec mandat de dépôt différé pour association de malfaiteurs. Une peine assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie qu'il sera prochainement incarcéré

En effet depuis la condamnation de l'ex-président de 70 ans, les magistrats en charge de l'affaire ont été violemment pris à partie, notamment la présidente du tribunal. Ce dimanche 28 septembre, le chef de l'Etat a défendu sur la plate-forme X «l'indépendance de l'autorité judiciaire».

«Les attaques et menaces de mort, anciennes ou récentes, contre plusieurs magistrats sont inadmissibles», a dénoncé le chef de l'Etat, comme l'a fait avant lui Gérald Darmanin sur le même réseau social, estimant «les intimidations et les menaces de mort qui touchent les magistrats (...) absolument insupportables en démocratie», au lendemain de l'ouverture d'enquêtes pour des messages menaçants visant la présidente du tribunal. 

Deux enquêtes ouvertes après l'envoi de «messages menaçants»

«J'ai demandé au ministre de la Justice et au ministre de l'Intérieur, dès leur survenance, que leurs aueurs soient identifiés pour être rapidement poursuivis», a ajouté Emmanuel Macron dans sa publication, rappelant : «Les décisions de justice peuvent être commentées ou critiquées dans le débat public, mais toujours dans le respect de chacun». 

Le président a notamment souligné que «L'Etat de droit est le socle de notre démocratie» et que «l'indépendance de l'autorité judiciaire, son impartialité comme la protection des magistrat qui la rendent, en sont les piliers essentiels».

Vendredi 26 septembre, deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris à la suite de «messages menaçants» visant la magistrate ayant énoncé jeudi la condamnation de l'ancien président à cinq ans de prison avec incarcération prochaine.

La veille de la mise en garde du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy dénonçait cependant dans les colonnes du JDD «l'ampleur des moyens déployés par les juges d'instruction et le parquet pour tenter à tout prix d'établir [sa] culpabilité».

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