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Sondage : en cas de législatives, le Rassemblement national loin devant au premier tour

Un sondage OpinionWay pour CNEWS révèle que le Rassemblement national arriverait en tête des intentions de vote au premier tour des élections législatives, en cas de dissolution provoquée par Emmanuel Macron.

Une vague «bleu Marine». Alors que la France s’enfonce dans une crise politique sans précédent, la menace d’une nouvelle dissolution plane sur l’Assemblée nationale. Le cas échéant, un sondage * OpinionWay pour CNEWS, publié ce mercredi 8 octobre, révèle que le Rassemblement national arriverait en tête des votes lors de nouvelles élections législatives, et ce dans tous les scénarios, y compris face à une alliance de la gauche.

Trois hypothèses ont été soumises aux personnes sondées. La première est celle d’un Nouveau front populaire divisé, avec une alliance entre le Parti socialiste, le Parti communiste et les Écologistes, sans la France insoumise. La deuxième hypothèse est celle d’un NFP divisé avec une alliance entre LFI, le PC et les Écologistes, mais sans le PS. Et la troisième est celle d’un NFP uni, avec les quatre principales forces de gauche. Dans chacun des scénarios, le Rassemblement national l'emporte.

Le Rassemblement national vainqueur dans tous les scénarios

Selon la première hypothèse, c’est le RN qui l'emporte avec 33% des intentions de vote, devant un candidat soutenu par le NFP sans la France insoumise (18%). Un candidat du bloc central se classerait en troisième position avec 14% des intentions de vote. Derrière, on trouverait un candidat LR-UDI (12%), puis un candidat LFI (9%). Dans cette hypothèse, le RN arrive en tête chez les hommes comme chez les femmes, dans l’ensemble des catégories d’âges, à l’exception des 18-24 ans, et dans toutes les catégories socioprofessionnelles.

OpinionWay

Selon la deuxième hypothèse, le RN arrive aussi en première position (33%), devant un candidat du bloc central (15%), et trois candidats à égalité, l’un soutenu par le PS (13%), l’autre par le NFP, sans le PS (13%), et le dernier par les Républicains et l’UDI (13%). Dans ce scénario, le RN se classe premier dans toutes les catégories d’âges à l’exception des 18-24 ans, et dans toutes les catégories socioprofessionnelles. À noter que dans cette hypothèse, ce modèle de division du NFP ne profite pas aux autres partis, qui ne parviennent pas à dépasser la barre des 15%.

OpinionWay

Dans la troisième hypothèse, le scénario est plus serré. Si le RN serait toujours devant, obtenant même son meilleur score (34%), un candidat soutenu par un NFP uni obtiendrait 24% des votes, le qualifiant d’emblée pour le second tour. Ces deux candidats creuseraient l’écart avec un candidat du bloc central (16%) et un candidat LR-UDI (13%). Si le candidat RN arriverait en tête chez les hommes comme chez les femmes sondées, il serait en revanche en deuxième position chez les 18-24 ans comme chez les 35-49 ans, chaque fois derrière le candidat du NFP.

OpinionWay

Une dissolution forcée ? 

C’est un scénario qui semble se profiler : à mesure que la France s’enlise dans une crise politique après la démission de Sébastien Lecornu, l’étau se resserre autour d’Emmanuel Macron. Si le président a demandé à son Premier ministre démissionnaire de mener d’ultimes négociations dans le but de trouver un accord sur le budget avec les oppositions, ces dernières poussent pour une démission, voire une destitution du chef de l’État. Dans ces conditions, Emmanuel Macron pourrait faire le choix d’une nouvelle dissolution, réclamée notamment par le Rassemblement national.

En effet, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Après avoir refusé de rencontrer Sébastien Lecornu, ils ont annoncé qu’ils censureraient tout nouveau Premier ministre jusqu’à ce que le président annonce une nouvelle dissolution. Un moyen de mettre la pression sur Emmanuel Macron pour qu'il redonne le pouvoir au peuple, et que celui-ci décide d’une nouvelle composition de l’Assemblée. Une stratégie dont le RN espère tirer profit, se sachant en position de force face à l’explosion du bloc central et à la désunion des forces de gauche.

Dans ces conditions, une nouvelle élection législative pourrait se tenir dans les prochaines semaines, et offrir la possibilité aux Français de débloquer la crise politique en donnant une majorité de députés à l’une des alliances en place. C’est seulement dans cette optique qu’un budget pour 2026 pourrait voir le jour dans le respect du calendrier constitutionnel, sans être censuré par les oppositions.

* Sondage réalisé les 6 et 7 octobre par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.012 personnes inscrites sur les listes électorales, âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.

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