En réaction à la démission de Sébastien Lecornu ce lundi, la gauche s’est montrée divisée quant à la suite à donner pour sortir de cette crise politique. Si LFI a appelé à la destitution d’Emmanuel Macron, le Parti socialiste est favorable à une cohabitation.
Une annonce qui a fait l’effet d’une onde de choc. Quelques heures après avoir composé une partie de son gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté sa démission à Emmanuel Macron ce lundi.
En réaction, les formations politiques de gauche ont réagi différemment. Le leader de La France insoumise a appelé à la destitution du président de la République, considéré comme responsable de la crise actuelle.
«Il faut prendre à bras le corps le cœur du problème : le Président et sa légitimité à décider dans de telles circonstances. Il est l'origine du chaos car il a convoqué des élections législatives anticipées dont il n’a pas voulu assumer le résultat», a -t-il déclaré. L’ancien candidat à la présidentielle a également appelé les partis du Nouveau Front populaire à se réunir ce lundi.
Jean-Luc Mélenchon : «Il y a une forme d’incapacité du président de la République à maîtriser la situation» pic.twitter.com/oT5mwzSd4L
— CNEWS (@CNEWS) October 6, 2025
De son côté, la patronne des Ecologistes Marine Tondelier a annoncé sur X qu’une «rencontre entre l’ensemble des partenaires du NFP» était prévue.
Le PS appelle à une cohabitation
Si LFI a appelé à la destitution du chef de l’Etat, le Parti socialiste a insisté pour qu’Emmanuel Macron nomme un gouvernement de gauche. «Nous sommes prêts à assumer les responsabilités du pays», a indiqué le député socialiste Philippe Brun sur RMC.
De son côté, Olivier Faure a salué la «dignité et l’honneur» de Sébastien Lecornu. Plusieurs cadres du PS ont ainsi appelé à un gouvernement de «cohabitation», tout en soulignant que «tout gouvernement» auquel participerait LFI «serait censuré immédiatement».