La présidente des députés RN Marine Le Pen a confirmé ce mercredi que son groupe à l’Assemblée nationale voterait en faveur de la suspension de la réforme des retraites, examinée dans l’après-midi au Palais-Bourbon.
Marine Le Pen a confirmé ce mercredi qu’elle voterait, avec les autres députés RN, pour la suspension de la réforme des retraites, qui doit être débattue à l’Assemblée nationale. «Tous mes députés le feront», a indiqué la présidente du groupe Rassemblement national au Palais-Bourbon sur RTL.
Suspension de la réforme des retraites : "Je vais voter pour, comme tous les députés RN"@MLP_officiel dans #RTLMatin avec @ThomasSottopic.twitter.com/YgliajmZ6l
— RTL France (@RTLFrance) November 12, 2025
Vers 15h, les députés commenceront à débattre en priorité de l'article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui suspend jusqu'à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser.
La suspension devrait être approuvée en première lecture, même si les échanges s'annoncent houleux à gauche. Cette mesure avait été exigée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu.
Une vive opposition
La suspension de la réforme des retraites est inscrite dans l’article 45 bis du PLFSS. Concrètement, la génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Ces assurés partiraient avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.
Lors de son examen en commission, cette mesure avait déjà suscité des tensions. Dans le camp des opposants à la réforme, les socialistes avaient voté pour l'article, tout comme le RN. Les Insoumis avaient voté contre la suspension, qu'ils considéraient comme une façon d'entériner indirectement le passage un jour à 64 ans.
En séance publique, la suspension de la réforme des retraites sera sujette à une féroce opposition. En effet, les députés LR, Horizons et Ensemble pour la République ont déposé plusieurs amendements visant à supprimer l’article 45 bis du PLFSS. «Il apparaît parfaitement déraisonnable de proposer cette suspension sans piste de financement sérieuse», a expliqué le président des députés du groupe de la droite républicaine Laurent Wauquiez dans l’explication de son texte.